La semaine dernière, les travailleuses et travailleurs membres du SCFP 5018 au foyer Northumberland ont voté à 94 % en faveur d’un mandat de grève, portant à 30 le nombre de foyers de soins de longue durée représentés par le SCFP à prendre cette décision dernièrement.
« On ne voulait pas commencer l’année 2026 comme ça », explique Barb Jenkins, présidente du SCFP 5018. « On espérait tous, là où nous sommes rendus, que le gouvernement saurait nous présenter une offre digne de la nature vitale de notre travail et, plus largement, reconnaissant le rôle que nous jouons dans le système de santé, mais ce n’est pas arrivé. C’est décevant, mais puisque c’est comme ça, mes collègues et moi allons nous battre pour obtenir ce qu’on mérite. »
Le SCFP 5018 se joint donc aux autres travailleuses et travailleurs en soins de longue durée qui luttent pour de meilleurs salaires et une amélioration du recrutement et de la rétention, en plus d’avoir des revendications spécifiques pour aligner la convention collective de la section sur celles des autres foyers de la province également exploités par Shannex.
Au cours du dernier trimestre de 2025, bien des foyers représentés par le SCFP ont voté pour la grève parce que les négociations piétinaient après que le gouvernement provincial a apporté à la table une offre salariale médiocre. Les travailleuses et travailleurs de tout le secteur se sont unis pour demander des salaires ajustés à la hausse du coût de la vie et faire en sorte qu’une attention particulière soit portée aux classes d’emplois (comme les services de soutien), qui avaient été exclues des derniers rajustements apportés par le gouvernement hors négociations.
« Tout le monde me demande si c’est une question d’argent, si c’est tout ce qui compte pour nous, mais la réalité, c’est que c’est parce que le gouvernement refuse d’investir dans les travailleuses et travailleurs qui assurent les soins de longue durée que le secteur est en difficulté », confie Tammy Martin, coordonnatrice des soins de longue durée du SCFP. « À quoi bon ajouter des lits et construire de nouveaux foyers s’il n’y a plus personne ensuite pour fournir les soins? La gratuité des droits de scolarité proposée pour les auxiliaires aux soins prolongés n’aidera en rien si, une fois leur diplôme en poche, ces personnes s’en vont travailler dans d’autres secteurs ou provinces qui paient mieux. La solution est simple : rémunérer les travailleuses et travailleurs à leur juste valeur. C’est là qu’il faut commencer. »
Les représentant(e)s du SCFP en soins de longue durée et le gouvernement reprendront les négociations à la fin du mois de janvier en vue de trouver un terrain d’entente.