Le réseau de bibliothèques Fraser Valley Regional Library a émis un préavis de lock-out de 72 heures aux membres du SCFP 1698 qui fournissent des services de bibliothèque dans la région de la vallée du Fraser. Si l’employeur procède au lock-out, les enfants, les familles et les collectivités qui dépendent de leurs bibliothèques locales perdront l’accès à des services et à un soutien essentiels.

« C’est une attaque injustifiée contre le personnel de ces bibliothèques et les collectivités que nous servons », s’indigne Laurie Dyck, présidente du SCFP 1698. « Le PDG Scott Hargrove et le conseil d’administration du réseau de bibliothèques ont choisi d’aggraver ce conflit au lieu de s’asseoir à la table de négociation pour conclure une entente équitable. Ils menacent de suspendre les services de bibliothèque pour forcer le personnel à accepter un contrat qui ne respecte pas les normes régionales. Leur décision va nuire aux travailleuses et aux travailleurs, aux familles et aux membres les plus vulnérables de nos collectivités. »

Les négociations ont débuté en juin 2025. Les parties se sont rencontrées à plusieurs reprises, notamment avec l’aide d’un médiateur, pour parvenir à une entente. Cet avis de lock-out est une déception pour le syndicat, d’autant plus qu’il avait informé l’employeur plus tôt cette semaine qu’il était prêt à accepter tous les aspects de son offre, à la seule exception de la durée de trois ans; pour atteindre un règlement, une entente de plus courte durée avait été proposée.

La direction du Fraser Valley Regional Library a cependant rejeté la proposition, puis présenté une contre-offre moins avantageuse que d’autres ententes de la région.

« On avait une solution tout à fait raisonnable. Nos membres veulent travailler et servir leur collectivité. Choisir le lock-out, c’est mettre fin au dialogue et faire porter les conséquences aux familles qui comptent sur leurs bibliothèques locales comme centres communautaires. Une décision comme celle-ci témoigne d’un manque flagrant de jugement et de leadership. Mais il n’est pas trop tard pour que l’employeur fasse marche arrière et change de cap », conclut Laurie Dyck.