Sarah Jordison | Service des communications du SCFP

Doug Ford in a media scrum with journalistsMême si 60 pour cent des Ontariens ont voté contre les conservateurs de Doug Ford, le parti détient maintenant la majorité des sièges à l’Assemblée législative, soit 76, contre 40 pour le NPD d’Andrea Horwath. Le Parti libéral a conservé sept comtés et le Parti vert a remporté son tout premier siège.

Ford a fait campagne sur la réduction de l’impôt des sociétés et des particuliers, ainsi que des taxes sur l’essence et le carbone, sans expliquer comment il absorberait la perte de 10 milliards de dollars en revenus annuels. Beaucoup de choses restent en suspens alors que le nouveau gouvernement de droite prend forme. Ford a promis de faciliter la vie des gens. Or, ceux qui ont suivi sa carrière anticipent un vaste programme de privatisation, de sous-traitance et de compressions dans les services publics.

Pour les membres du SCFP de l’Ontario qui offrent ces services, la vie pourrait devenir très difficile. Pour tous ceux qui dépendent des services publics, la vie sera tout sauf plus facile.

Alors que les dirigeants et le personnel du SCFP préparent la riposte, rappelons que Doug Ford se considère comme un populiste.

Même s’il détient la majorité des sièges à l’Assemblée, il dépend beaucoup plus de l’opinion publique que la plupart de ses prédécesseurs. Il sait que la débâcle de Kathleen Wynne a commencé en tollé général contre la vente du système hydroélectrique de la province. Il a vu avec quelle facilité les libéraux provinciaux sont passés d’un gouvernement majoritaire à un parti sans statut officiel.

Ce qui se passera en Ontario au cours des quatre prochaines années dépendra en grande partie de la réaction du public à la mise en œuvre du programme de Doug Ford. Lorsqu’il s’agit de protéger les services publics, les membres du SCFP ne peuvent pas se permettre de garder le silence. Il faudra obtenir le soutien du public. Ce sera essentiel à notre succès.