Les travailleuses et travailleurs de Harbourstone Enhanced Care, représentés par le SCFP 1183, ont voté à 87 % en faveur d’un mandat de grève. Il s’agit du 39e foyer de soins de longue durée affilié au SCFP à prendre cette mesure.
« Le personnel en soins de longue durée ne fait ce travail ni pour l’argent, ni pour les éloges, et certainement pas pour la notoriété. Nous le faisons parce que nous nous soucions vraiment des résident(e)s de ces foyers et de leurs familles. Nous avons à cœur d’améliorer leur qualité de vie », explique Gordie Ferguson, président du SCFP 1183. « Mais ce n’est pas une raison pour nous laisser crever de faim. »
Les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée de la Nouvelle-Écosse sont les moins bien payés du Canada atlantique; pour certains des mêmes emplois, le personnel gagne presque 10 $ de plus par heure à l’Île-du-Prince-Édouard. Avec un salaire de subsistance avoisinant les 30 $ l’heure dans la plupart des provinces, les salaires actuellement offerts par le gouvernement ne permettent pas de combler l’écart.
« Je sais que certain(e)s de mes collègues vivent dans leur voiture, ou doivent choisir entre l’eau, l’électricité ou acheter de la nourriture. Certain(e)s doivent se priver de manger pour que leurs enfants n’aient pas à le faire. Comment est-ce possible que ces travailleuses et travailleurs, mes collègues, puissent venir travailler tous les jours, à temps plein, et toujours avoir du mal à joindre les deux bouts à la fin du mois? », demande Gordie Ferguson. « Et plus important encore, pourquoi le gouvernement ne fait-il rien pour agir? »
Les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée affiliés au SCFP doivent retourner en négociation avec le gouvernement le 24 mars prochain. Ce sera leur dernière réunion de conciliation avant de pouvoir être en position de grève légale. Si aucune entente n’est conclue, cela pourrait mener des milliers de travailleuses et travailleurs en soins de longue durée de la Nouvelle-Écosse à former un piquet de grève dès avril.