Le plus grand syndicat du Manitoba a dévoilé les résultats d’un nouveau sondage montrant que la Ville de Winnipeg gagnerait à repenser son approche en matière d’approvisionnement.
Le sondage, mené du 13 au 27 février par Probe Research, révèle en effet que 69 % des résident(e)s de Winnipeg préfèrent que la collecte des ordures soit faite par des travailleuses et travailleurs municipaux plutôt que par des entreprises privées; ces dernières n’ont récolté l’appui que de 31 % des répondant(e)s.
« On sait que les travailleuses et travailleurs municipaux ne cherchent pas les profits avant tout, ce qui laisse plus d’argent dans les coffres de la Ville », explique Gord Delbridge, président du SCFP 500. « C’est très réjouissant de savoir que la population nous appuie. »
Toujours selon ce même sondage, 93,2 % des résident(e)s de Winnipeg préféreraient voir la Ville de Winnipeg favoriser les entreprises locales plutôt que les entreprises états-uniennes. Seulement 6,8 % des répondant(e)s considèrent que les entreprises états-uniennes devraient être favorisées autant que les entreprises canadiennes.
« Il semble que la population soit massivement d’accord avec ce qu’on ne cesse de répéter au conseil municipal, c’est-à-dire qu’il doit arrêter d’accorder des contrats de grande valeur aux entreprises des États-Unis. Le conseil doit revoir son approche », ajoute Gord Delbridge.
Les résident(e)s de Winnipeg sont tout à fait prêt(e)s à payer un peu plus pour que les services soient fournis localement. Parmi les personnes interrogées, 76 % pensent en effet que la Ville de Winnipeg devrait débourser un peu plus pour soutenir les fournisseurs locaux. Seulement 11,8 % souhaitent que l’on priorise une approche de réduction des dépenses face aux biens et services provenant des États-Unis.
« La population de Winnipeg tient à défendre les intérêts canadiens, affirme Gord Delbridge. Les gens s’attendent à ce que leur conseil municipal en fasse autant. »
Le SCFP préconise depuis longtemps que tous les ordres de gouvernement fassent moins affaire avec des entreprises états-uniennes comme First Student pour le transport scolaire ou Emterra pour la collecte des ordures.
« La Ville de Winnipeg n’est pas la seule à devoir prendre le virage, mais son impact sera certainement des plus marquants. Ça ne fait aucun doute : les gens de Winnipeg souhaitent ardemment que les élu(e)s investissent moins dans les entreprises des États-Unis et se tournent plutôt vers les travailleuses et travailleurs locaux pour ces services publics », conclut le président du SCFP 500.