Le budget d’automne de demain offre au gouvernement de l’Ontario l’occasion de présenter un programme de dépenses qui protégera et soutiendra les Ontariens, affirme le SCFP-Ontario.

« Nous avons besoin d’un changement de cap à partir de demain », lance Fred Hahn, président du SCFP-Ontario. « Les conservateurs de Doug Ford ont joué un habile tour de passe-passe au cours des huit derniers mois. De nombreux citoyens croient qu’ils ont pris des mesures pour assurer notre sécurité et soutenir les personnes touchées par les retombées économiques. Or, en réalité, ce gouvernement est loin de répondre aux besoins de la population. »

Selon Hahn, le gouvernement a échoué dans les dossiers suivants : les tests de dépistage et la recherche des contacts; la sécurité des écoles; la production de masques N95 par le privé; et l’offre d’un bon salaire et d’un poste à temps plein en soins de longue durée pour attirer et garder des travailleurs.

« Et la liste ne s’arrête pas là, assure-t-il. Le premier ministre Ford a eu tort de dire que l’augmentation des impôts n’est pas la solution. Les entreprises et les plus riches de notre société, ceux qui s’en tirent mieux que jamais, doivent absolument payer leur juste part du financement des services publics sur lesquels nous comptons. »

Fred Hahn demande au gouvernement de dépenser immédiatement les 9,3 milliards de dollars en ressources collectives non déboursées et d’augmenter les revenus grâce à un impôt progressif sur les bénéfices des sociétés et des Ontariens les plus riches. Cet argent, dit-il, servirait à annuler les coupes précédentes dans les services, à financer une norme minimale de quatre heures par jour par résident en soins de longue durée, à aider les municipalités à maintenir leurs services publics et à accroître les capacités de test et de laboratoire, entre autres propositions.

« C’est simple : dépenser sauve des vies, résume-t-il. Demain, nous avons besoin d’un budget qui fonctionne pour tous les Ontariens, pas seulement pour les grandes entreprises rentables. Nous avons besoin d’un plan qui nous protège, pas d’un plan qui nous néglige. C’est leur deuxième chance pendant une deuxième vague d’accoucher d’un bon budget. »