Le SCFP demande au ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance de la Nouvelle-Écosse de faire en sorte que les éducatrices et éducateurs de la petite enfance reçoivent rapidement le salaire rétroactif qui leur est dû depuis des mois déjà.
Les éducatrices et éducateurs de toute la province attendent toujours que le ministère autorise le transfert des fonds vers les centres d’éducation à la petite enfance. Sans cette autorisation, impossible pour ces centres de verser les salaires.
« Tout le monde mérite de recevoir sa paye à temps, et nos éducatrices et éducateurs ne font pas exception », s’indigne Alan Linkletter, président du SCFP–Nouvelle-Écosse. « Le ministère a la capacité – et la responsabilité – de débloquer ces fonds immédiatement. En retardant le versement des salaires rétroactifs, il ne fait qu’empirer les problèmes de personnel qui pèsent déjà sur le secteur des services éducatifs à la petite enfance. »
Les centres d’éducation à la petite enfance de la Nouvelle-Écosse peinent à recruter et à retenir des employé(e)s en raison de la sous-rémunération chronique et de la dévalorisation persistante de la profession. Beaucoup de centres n’arrivent toujours pas à répondre à la demande, un problème d’autant plus amplifié lorsqu’on néglige de payer justement et rapidement les travailleuses et travailleurs.
« Les éducatrices et éducateurs à la petite enfance ont rempli leur part du marché. Ils et elles ont fait leur boulot, mais attendent toujours leur paye », soutient Tabitha Warren, présidente du SCFP 4745, et elle-même éducatrice. « Ce retard envoie le message comme quoi la province dévalorise les personnes qui rendent possibles les services éducatifs à la petite enfance. C’est inacceptable, et ça doit se régler sur-le-champ. »
Le SCFP exhorte le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance à autoriser le déblocage immédiat de toutes les sommes impayées, pour que les centres d’éducation à la petite enfance puissent enfin verser les salaires rétroactifs dus aux travailleuses et travailleurs.
« Nous ferons tout pour que l’ensemble des éducatrices et éducateurs à la petite enfance reçoivent sans tarder la rémunération qui leur est due », conclut Alan Linkletter.