Le président du SCFP–Nouvelle-Écosse, Alan Linkletter, a envoyé une lettre au premier ministre Tim Houston la semaine dernière pour exhorter le gouvernement conservateur à cesser d’ignorer le cri du cœur des travailleuses et travailleurs des soins de longue durée de la province et à leur proposer une entente équitable au lieu de remplir les poches des entreprises privées.

« Depuis l’entrée en fonction du premier ministre Houston, on a vu à maintes reprises son gouvernement offrir des contrats de plusieurs millions de dollars à des entreprises privées au lieu d’utiliser cet argent pour investir dans le renforcement des services publics existants, fait remarquer Alan Linkletter. Ça a eu d’innombrables répercussions sur les négociations, et aujourd’hui, alors que les travailleuses et travailleurs des soins de longue durée se dirigent vers une grève, on assiste de nouveau au même scénario. »

Le personnel des soins de longue durée représenté par le SCFP travaille sans convention collective depuis 2023 et, malgré des tentatives répétées de négocier une entente équitable, le gouvernement a présenté quatre fois la même offre. L’offre en question se résume à seulement quelques dollars de plus sur quatre ans pour la plupart du personnel, plaçant ainsi ces travailleuses et travailleurs plusieurs dollars derrière le reste du Canada atlantique en termes de salaire décent par rapport au coût de la vie en Nouvelle-Écosse.

« Refaire sans cesse la même offre, ce n’est pas ce que j’appelle négocier, déplore Alan Linkletter. C’est plutôt tenter de forcer nos membres à accepter une offre qui a été décidée de manière unilatérale par le gouvernement il y a plusieurs mois, sans les écouter ni tenir compte de leurs besoins. »

« Avec les prochaines suppressions d’emplois annoncées dans la fonction publique et un budget fort probablement austère, le gouvernement avancera sans doute qu’il n’a pas les moyens de payer ces travailleuses et travailleurs davantage. Mais cet argument ne tient pas la route, car il a versé des millions à des entreprises privées et payé des salaires exorbitants à des personnes proches du parti. Quand il s’en donne la peine, le gouvernement sait trouver des fonds. Il n’a tout simplement pas la volonté de le faire pour le personnel des soins de longue durée », conclut le président du SCFP–Nouvelle-Écosse.

Pour lire la lettre intégrale : https://novascotia.cupe.ca/2026/02/20/open-letter-ltc