Des représentants des principaux syndicats protégeant les travailleurs des commissions des accidents du travail (CAT) au Canada se sont réunis pour discuter de questions touchant les travailleurs blessés, les employeurs et les employés des CAT.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public (SNEGSP) et l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) représentent les employés des CAT des dix provinces et des trois territoires.

La conférence s’est concentrée sur deux grandes problématiques qui affectent les employés des commissions des accidents du travail et les travailleurs accidentés. Malheureusement, les travailleurs de plusieurs secteurs au pays doivent composer avec une charge de travail déraisonnable. Personne n’est à l’abri des impacts de cette surcharge sur la santé.

Tous les employeurs, y compris les CAT, ont des obligations juridiques très précises : protéger les travailleurs en respectant les lois sur la santé et la sécurité. Les représentants syndicaux estiment que la « charge de travail excessive » constitue un grave problème de santé et de sécurité qui affecte négativement le bien-être physique et mental des employés.

Les syndicats ont décidé de tenir leurs organes législatifs provinciaux respectifs responsables de l’absence de protections conçues pour prémunir les travailleurs contre les effets dévastateurs d’une charge de travail excessive. Chaque CAT peut compter sur des professionnels talentueux qui leur donnent régulièrement plus qu’une journée de travail ordinaire.

« Il est inexcusable d’empêcher le personnel de donner le meilleur de soi en raison de l’indifférence des employeurs à l’égard de leur charge de travail », estime Tamara Elisseou, présidente du SCFP 1866.

« Nous voulons nous assurer que le système continue de se concentrer sur la sécurité et la prévention, tout en couvrant adéquatement les accidentés », ajoute Lloyd Samson, président de la section locale 55 du Syndicat des employés gouvernementaux et généraux de la Nouvelle-Écosse (NSGEU).

« Il est important d’entendre et de respecter le point de vue des travailleurs à qui on demande de faire fonctionner le système », précise Debbie Wallace, présidente de la section locale 2180 du Syndicat des employés gouvernementaux et généraux de la Saskatchewan (SGEU). « C’est nous qui connaissons le mieux les failles du système et qui savons comment l’améliorer pour tous les travailleurs de tous les secteurs. »

« Nous quittons cette conférence en pensant que les gouvernements provinciaux doivent élargir la législation existante en matière d’indemnisation des accidents pour mieux aider les personnes souffrant des effets de la surcharge de travail », conclut Harry Goslin, président du SCFP 1750 et hôte de l’événement. « Ceux-ci doivent également prendre des mesures concrètes pour renforcer la prévention et l’application de la loi afin de mieux garantir le bien-être de tous les travailleurs. »