A south view of Ontario Legislative Building, Toronto. WikimediaLe discours du Trône n’était guère plus qu’une répétition des points de discussion éculés des conservateurs de Doug Ford alors que l’Ontario a besoin d’un véritable plan pour assurer la sécurité des gens et la reprise pour tous, a déclaré le SCFP-Ontario.

« Le discours du Trône d’aujourd’hui ne contient rien de nouveau et est loin de nous redonner confiance en la compréhension qu’ont les conservateurs de Doug Ford de ce qu’il faut pour assurer la sécurité des Ontariens et nous mener vers une reprise pour tous », a déclaré Fred Hahn, président du SCFP-Ontario.

« Il y a tellement de choses que ce discours ne précise pas et que nous avions besoin d’entendre », a déclaré M. Hahn. « Il y est souligné que le salaire net de nombreux travailleurs n’a pas suivi la hausse des coûts. Mais, on change immédiatement de sujet, omettant de mentionner que ce sont les conservateurs de Doug Ford qui ont abandonné le plan visant à augmenter le salaire minimum à 15 $/h en 2019. Ces derniers ont adopté le Projet de loi 124 qui limite les travailleurs du secteur public à des salaires de plus en plus inférieurs à l’inflation d’année en année et point n’est mention de l’abrogation de cette loi. Le discours n’a rien dit sur la nécessité d’envisager des hausses salariales permanentes pour les travailleurs de première ligne les moins bien rémunérés. Ils ne peuvent pas se plaindre de la stagnation des salaires quand ce sont eux qui ont le pouce sur la balance ».

« Le discours ne mentionne pas non plus l’accord fédéral sur la garde d’enfants que ce gouvernement doit s’engager à respecter ou les investissements dont nous avons besoin dans les écoles à tous les niveaux », a ajouté M. Hahn. « Aucune mention de congés de maladie payés permanents pour tous les travailleurs. Aucune mention de la nécessité d’augmenter le financement des municipalités, des institutions postsecondaires ou des services sociaux communautaires. La liste de ce qui manquait dans ce discours du Trône est plus longue que ce qu’il contenait ».

« En fait, ils sont même allés jusqu’à ne tout simplement pas dire la vérité. Les affirmations selon lesquelles ‘ils n’ont pas hésité à dépenser ce qu’il fallait pour protéger des vies et soutenir les familles’ sont en contradiction avec les milliards non dépensés. Ajoutant l’insulte à l’injure, non seulement les Ontariens se retrouvent avec des milliards de fonds non alloués non dépensés, mais nous continuons de verser des subventions, comme une partie des factures d’électricité de grandes sociétés rentables comme Amazon, Shopper’s Drug Mart et Loblaws ».

Le discours du Trône prétendait qu’une reprise économique et fiscale suffira à elle seule à fournir ce qui est nécessaire pour investir dans les services, avec la promesse que la reprise ne sera pas alimentée par des hausses d’impôts ou des compressions.

« Il s’agit simplement d’un vœu pieux de la part des conservateurs », a déclaré M. Hahn. « Nous avons besoin de mécanismes pour accroître les revenus en augmentant réellement les impôts des Ontariens les plus riches et des sociétés les plus rentables ».

Le SCFP-Ontario, qui représente les travailleurs de l’ensemble du système de santé, y compris les soins de longue durée, a également déclaré que l’accent mis sur les soins de santé dans le discours du Trône sonne creux pour ceux qui savent ce qui se passe sur le terrain à la grandeur de la province.

« En raison de l’épuisement professionnel et de l’attrition, nous perdons du personnel dans le secteur des SLD plus rapidement qu’il ne peut être remplacé et ce, avant même de parler de la dotation pour mettre en œuvre une norme de soins de quatre heures », a déclaré Candace Rennick, secrétaire-trésorière du SCFP-Ontario. « Soyons clairs sur ce qu’ils ont annoncé aujourd’hui : ce n’est pas suffisant et nous devons maintenir la pression jusqu’à ce que nous ayons suffisamment de personnel pour fournir les quatre heures de soins directs et pratiques que méritent les aînés qui reçoivent des soins de longue durée et nous devons supprimer le profit dans le secteur des soins en Ontario ».