CUPE 2049

Les employés en lock-out de la Société d’aide à l’enfance de Nipissing et Parry Sound (SAE) sont consternés – mais pas surpris – d’apprendre que l’an dernier, Gisèle Hébert, directrice générale, a obtenu une augmentation de salaire de près de 10 000 $.

Cette augmentation porte l’enveloppe de rémunération totale de Gisèle Hébert à 157 441,87 $, soit plus du double du salaire d’une employée de la protection de l’enfance de la SAE.

« La nouvelle a été publiée un jour après l’échec de nos négociations. Nous avons donc tous compris l’ironie de la situation, a déclaré Debbie Hill, présidente de la section locale 2049 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

« Notre employeur nous a maintes fois répété que nos propositions de contrat mettaient en péril la viabilité de la SAE. Mais, manifestement, il n’y a eu aucune inquiétude semblable l’an dernier lorsqu’il a été question de la rémunération de la direction.

« Pourtant, c’est en 2016 que la SAE de Nipissing et Parry Sound a refusé de signer une entente avec ses employés. Cette année-là, elle nous a mis en lock-out, et elle a dépouillé les enfants et les familles vulnérables de l’appui dont ils ont besoin. »

Aujourd’hui, à North Bay, la section locale 2049 du SCFP a tenu une conférence de presse au cours de laquelle les dirigeants du syndicat ont demandé au ministère de dissoudre le conseil d’administration de la SAE et de prendre en charge ses activités.

La base de données du gouvernement sur les salaires du secteur public en 2016 est offerte à l’adresse suivante : https://www.ontario.ca/fr/page/divulgation-des-traitements-dans-le-secteur-public-2016-employes-de-tous-les-secteurs-et-employes-en