Le 14 avril, portez du rose par solidarité avec les personnes LGBTQ2+

L’exclusion et la violence à l’égard des communautés marginalisées sont des problèmes constants qui sont amplifiés lorsque surviennent des crises comme une pandémie. Les travailleuses et travailleurs LGBTQ2+ peuvent vivre de l’homophobie et de la transphobie au travail, dans l’espace public et parfois dans l’espace personnel. Un nombre disproportionné de travailleuses et travailleurs transgenre se voient refuser des emplois, des soins de santé et un logement, en plus de subir un taux élevé d’intimidation et de violence. Les travailleuses et travailleurs LGBTQ2+ qui sont aussi marginalisés par la classe, la suprématie blanche, le colonialisme et le capacitisme sont encore plus susceptibles d’occuper des emplois précaires, d’avoir de faibles revenus et de devoir se contenter de logements peu sûrs. En même temps, ils sont aussi plus à risque d’être surveillés et agressés par la police.

Avec la COVID-19, les disparités ont augmenté. Les conditions d’emploi ont empiré. Le racisme a grimpé en flèche. Les espaces sûrs sont fermés. Dans ces sphères de la vie et dans d’autres, la communauté LGBTQ2+ est touchée de manière inégale.

Malheureusement, les mesures d’équité sont mises en veilleuse au moment même où elles sont le plus nécessaires. Des projets de création de compétence culturelle (plus grande compréhension organisationnelle et meilleures pratiques) en matière de genre et de diversité sexuelle ont été remis à plus tard. Les projets d’équité en emploi de certains milieux de travail ont été suspendus. Les bureaux de l’équité manquent de personnel.

Tous les efforts portent sur la sécurité en temps de pandémie, avec raison. Mais des décennies de sous-financement et de privatisation ont créé une pénurie de personnel et une insuffisance de ressources dans les services publics. Avant la COVID-19, les mesures d’équité étaient une mosaïque de programmes. Maintenant, cette mosaïque elle-même commence à être trouée.

Les membres du SCFP travaillant auprès de personnes âgées LGBTQ2+ connaissent bien les défis que doit relever cette communauté. Cette année, le SCFP, en collaboration avec Egale et l’Université Carleton, a publié un rapport pour des services publics plus sécuritaires pour les travailleurs et les personnes âgées LGBTQ2+. Le rapport conclut que les conditions de travail des travailleurs LGBTQ2+ et la qualité des services reçus par les clients LGBTQ2+ sont interreliées. Le rapport identifie aussi plusieurs pratiques prometteuses pour offrir des services publics plus inclusifs au bénéfice des travailleurs et des clients LGBTQ2+, notamment l’équité en emploi et le respect de normes de sécurité comme critère de financement.

Le SCFP s’est joint à plus de 90 organisations de personnes LGBTQ2+ pour demander au gouvernement fédéral de penser aux communautés marginalisées par l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou l’expression de genre, ou les caractères sexuels (OSIEGCS) dans sa réponse à la COVID-19.  

Le 14 avril, ripostez à l’intimidation. Portez du rose et partagez une photo sur les médias sociaux #journeeenrose.

Voici quelques ressources pour les sections locales et les membres :

Travaillons ensemble à mettre fin à l’intimidation et au harcèlement. Visitez https://scfp.ca/lgbtq2 pour en savoir plus.