Cette semaine, la ministre des Finances du Nouveau-Brunswick, Cathy Rogers, a déposé son budget de 9,6 milliards de dollars. Celui-ci comporte des investissements essentiels dans les soins de santé, l’éducation et les soins communautaires.

« Ce n’est pas un budget d’austérité, c’est un budget électoral bien normal. Je suis bien d’accord avec la ministre Rogers lorsqu’elle a dit qu’il faut dépenser de l’argent pour gagner de l’argent » a déclaré Daniel Légère, président du SCFPNB. « Notre économie provinciale doit être stimulée, notamment par des investissements dans des services publics clés comme la garde d’enfants, l’éducation et la santé » a-t-il ajouté.

Le budget du Département de la santé a été augmenté de 3,7 % pour atteindre 2,75 milliards de dollars. Les dépenses consacrées à l’éducation et au développement de la petite enfance s’élèvent à 1,26 milliard de dollars, en hausse de 6,1 %. Une augmentation notable a été faite au budget des services de soins communautaires : 12 millions de dollars visent a hausser les salaires des employés des foyers de soins spéciaux et des travailleuses en soutien à domicile.

« Ces 12 millions de dollars doivent uniquement servir à augmenter les salaires des travailleuses de première ligne dans les soins à domicile et les services de soins communautaires. Ces femmes méritent beaucoup plus, mais l’annonce est encourageante. Je défie le gouvernement à hausser les salaires de tous les travailleurs de ce secteur à 15 $ l’heure » a déclaré Daniel Légère.

«Pour les soignantes qui se rendent à la rencontre de leurs clients, il est temps qu’elles reçoivent une indemnité de kilométrage conforme à la politique gouvernementale en matière de déplacements. Les 12 ¢ l’heure de déplacement en soins à domicile ne suffisent tout simplement pas » a ajouté Légère.

« Les ministères de la Santé et de l’Éducation ont reçu des augmentations qui dépassent l’inflation. Il est temps d’augmenter les salaires des employés ordinaires, car la plupart des travailleurs de ces secteurs ont vu leur paie reculer, car elle n’a pas suivi les augmentations du coût de la vie des 10 dernières années » à conclut Légère.