Les préposés aux services de soutien à la personne (PSSP) qui prodiguent des soins à plus de 1500 personnes infirmes et âgées du centre-ville de Toronto manifesteront, aujourd’hui, à 11 h 30, devant les bureaux du ministère ontarien de la Santé (80 rue Grosvenor, en face de Queen’s Park). Ils espèrent empêcher la fermeture du programme de soins à domicile de leur agence.

L’organisme communautaire multiservice pour lequel ils travaillent, The Neighbourhood Group, dessert régulièrement des patients à faible revenu ou difficiles à traiter du centre de Toronto. Les PSSP du programme parlent des dizaines de langues, ce qui reflète la diversité culturelle de la ville. Ils servent souvent de bouée de sauvetage à bon nombre de clients isolés.

« Nous allons voir certains patients jusqu’à cinq fois par jour, explique Charmaine Kelegan; nous les connaissons bien. Ils nous font confiance. Pour eux, nous faisons partie de la famille. Si notre organisme met fin à ce programme, ces liens seront coupés. » Mme Kelegan est l’une des 218 PSSP du Neighbourhood Group qui risquent de perdre leur emploi si l’organisme se retire de son contrat de soins à domicile.

En janvier 2014, Mme Kelegan a exposé les conditions de travail des PSSP en soins domicile dans une lettre au Toronto Star. La première ministre Kathleen Wynne lui a répondu en promettant d’améliorer le salaire et l’horaire de travail des PSSP.

Même si le provincial a consacré une somme à l’augmentation du salaire des PSSP, les crédits provinciaux pour le fonctionnement de l’ensemble du programme de soins à domicile (y compris tous les autres employés qui soutiennent la prestation du programme, comme les gestionnaires de cas et les préposés aux horaires, et évidemment les frais de bureau et les frais fixes) sont gelés depuis cinq ans. Chaque année, l’organisme a dû procéder à diverses coupes dans son personnel et ses autres programmes afin d’équilibrer le budget, mais il est maintenant acculé au pied du mur.

La fermeture possible du programme de soins à domicile du Neighbourhood Group survient alors que le gouvernement compte beaucoup sur sa réforme de la santé « le patient d’abord », qui se base sur l’élargissement des soins communautaires et à domicile.

« Notre employeur nous demande de réduire nos avantages sociaux pour survivre, précise Mme Kelegan. Sans cette concession, il affirme ne pas avoir d’autre choix que d’abandonner le programme de soins à domicile. Pourquoi les PSSP devraient-ils faire les frais du manque de financement provincial? Nous réclamons du ministre de la Santé qu’il nous aide à maintenir notre programme de soins à domicile. »

La section locale 77997 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) représente les 218 PSSP du Neighbourhood Group.

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