Message d'avertissement

Attention : cette page est tirée de nos archives. Il se pourrait que notre site Internet contienne des informations plus récentes sur ce sujet. Pour le savoir, utilisez notre moteur de recherche.

  

Ottawa, ONLe plus grand syndicat canadien presse les chefs provinciaux et territoriaux de travailler ensemble sur les enjeux nationaux qui touchent toute la population du pays. Le Syndicat canadien de la fonction publique espère que les premiers ministres (réunis aujourd’hui à Halifax pour le Conseil de la fédération) travailleront sur des solutions à plusieurs enjeux nationaux cruciaux, dans le respect des compétences fédérales et provinciales.

« Le gouvernement du premier ministre Stephen Harper a choisi de se départir de sa responsabilité financière et politique de répondre aux besoins des Canadiens, affirme le président national du SCFP, Paul Moist. Cela force les provinces à prendre le relais et financer des programmes essentiels dont dépendent quotidiennement les Canadiens. »

Le SCFP s’inquiète des récentes compressions dans l’assurance-emploi, la sécurité de la vieillesse et le supplément de revenu garanti et, selon M. Moist, les premiers ministres devraient être tout aussi inquiets. Il voit aussi d’un mauvais œil les décisions unilatérales des conservateurs de Harper, qui ont choisi d’abandonner graduellement leur responsabilité de financer adéquatement les soins de santé publics.

« Le gouvernement fédéral devrait faire preuve d’ascendant au lieu de pelleter ses responsabilités dans la cour des provinces, soutient M Moist. Ce pelletage trouble la distinction entre compétences provinciales et fédérales, ce qui remodèle le pays. Et ce nouveau modèle ne répond pas aux intérêts de la population. »

En outre, M. Moist exhorte les premiers ministres à discuter des négociations commerciales en cours entre le Canada et l’Union européenne. Le SCFP a récemment publié un avis juridique selon lequel l’Accord économique et commercial global (AÉCG) pourrait cacher un transfert implicite de compétences provinciales vers le fédéral dans divers secteurs névralgiques.

« J’espère que les premiers ministres retireront leur appui à l’AÉCG jusqu’à la publication et la discussion de tous les détails de cet accord, afin de protéger les services publics et les pouvoirs provinciaux », a déclaré M. Moist.

Le SCFP exhorte aussi les premiers ministres à profiter de leur rencontre pour élaborer une stratégie verte nationale et une stratégie nationale en matière d’énergie publique à long terme, afin de pousser le gouvernement fédéral à s’engager envers une stratégie infrastructurelle à long terme.

« Notre pays fait face à un déficit de 125 milliards de dollars au chapitre de ses infrastructures, rappelle M. Moist, sans que le gouvernement fédéral propose une vision à long terme pour renforcer et entretenir les routes, ponts, centres communautaires, aqueducs et usines de traitement des eaux usées du pays. J’espère que les premiers ministres rejetteront les partenariats public-privé, très risqués, comme solution à ce déficit et qu’ils demanderont au gouvernement conservateur de Harper de garder nos infrastructures publiques… publiques! »