Dale Edwards | Service des communications du SCFP

[PHOTO : Des membres du SCFP faisant campagne pour les candidats progressistes aux élections municipales.]SCFP 500, qui représente plus de 5000 employés municipaux de Winnipeg, a toutes les raisons de se réjouir des résultats des élections municipales de novembre dernier.

La section locale a d’abord exercé des pressions pour que la ville adopte une politique sur le salaire de subsistance, puis elle a contribué à l’élection d’un conseil municipal qui a la volonté de mettre cette politique en place. Le salaire de subsistance garantit aux travailleurs le revenu minimum leur permettant de répondre à leurs besoins fondamentaux en fonction du coût de la vie dans une communauté donnée.

Avec le soutien financier du SCFP national, la section locale 500 a mené une campagne pour inciter la ville à adopter une politique sur le salaire de subsistance pour tous les travailleurs payés avec de l’argent provenant des fonds municipaux, y compris ceux à l’emploi d’entrepreneurs détenant des contrats municipaux. En parallèle, le SCFP a mis en œuvre une stratégie électorale efficace pour défaire les candidats de droite et élire les candidats progressistes.

Par le passé, les entrepreneurs privés pouvaient soumissionner sur des travaux effectués par des membres du SCFP. Les entrepreneurs pouvaient réduire les coûts en payant leurs employés au salaire minimum. Avec l’instauration d’une politique sur le salaire de subsistance, les entreprises privées ne pourront plus améliorer leurs résultats financiers aux dépens des travailleurs de première ligne. De plus, les membres du SCFP ne seraient plus désavantagés face aux soumissionnaires privés.

« Lorsque le secteur privé ne peut pas diminuer les salaires des travailleurs et niveller par le bas, le secteur public représente toujours l’option la plus efficace. C’est pourquoi nous nous battons pour conserver notre travail à l’interne », a déclaré le président de la section locale 500, Gord Delbridge.

Avec le soutien de partenaires progressistes de tous les horizons, des syndicats aux organismes communautaires, SCFP 500 a convaincu les candidats progressistes à la mairie et aux postes de conseillers de se prononcer en faveur d’une politique sur le salaire de subsistance. Cela fait, les membres de la section locale ont soutenu ces candidats en consacrant des milliers d’heures à faire du porte-à-porte, des appels téléphoniques, de la distribution de tracts et de la collecte de fonds. La section locale a eu recours à des sondages ciblés et à la collecte de renseignements sur le terrain pour concentrer ses efforts là où les courses étaient les plus serrées.

Au total, le SCFP a contribué à l’élection de deux nouveaux conseillers progressistes dans des courses difficiles, à la réélection de six alliés comme conseillers ainsi qu’à la défaite du candidat de droite qui affrontait le maire centriste.

SCFP 500 entend maintenant collaborer avec le nouveau conseil municipal afin de rapatrier plusieurs services à l’interne, faire adopter une politique sur le salaire de subsistance qui empêchera les futurs conseils de confier des tâches en sous-traitance et de mettre en œuvre d’autres mesures progressistes tout au long du mandat.

« Nous sommes fiers de travailler avec le conseil municipal le plus progressiste en une génération. Nous ne gaspillerons pas cette occasion de faire avancer nos idéaux », a conclu Gord Delbridge.