Le personnel en soins de longue durée du Melville Lodge à Halifax, représenté par le SCFP 3840, a voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève la semaine dernière en raison de l’achoppement des négociations concernant les salaires et les problèmes de rétention.

Comme l’explique Heather Curry, présidente du SCFP 3840 : « Les soins de longue durée sont en crise. Tout le monde le sait, même le gouvernement. Or, bon nombre des problèmes rencontrés sont causés par le manque d’effectifs : les longs délais d’attente, les soins insuffisants, le manque d’attention… Actuellement, la pénurie de personnel fait en sorte que personne ne peut s’occuper de nouvelles places ouvertes par le gouvernement. Le manque de personnel nous oblige à prioriser certains soins et à en négliger d’autres. Si on avait assez de personnel, on pourrait consacrer plus de temps à chaque résident et résidente. Et vous savez ce qui aide à conserver son personnel? Un salaire décent. Nous sommes les moins bien payé(e)s du Canada atlantique, c’est pourquoi les gens ne veulent pas travailler en soins de longue durée. Il ne faut pas chercher plus loin. »

Les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée de la Nouvelle-Écosse sont les moins bien payés du Canada atlantique; le personnel en cuisine ou en couture ne gagne même pas 20 $ l’heure. Pour certains, comme les aides-diététicien(ne)s, l’écart salarial est maintenant de près de 10 $ l’heure avec leurs homologues d’autres provinces, comme l’Île-du-Prince-Édouard, depuis l’adoption récente de nouvelles conventions collectives.

« Le premier ministre Houston et son gouvernement ne voient aucun problème à laisser la population néo-écossaise dans ces conditions », signale Tammy Martin, coordonnatrice des soins de longue durée du SCFP, « mais les travailleuses et travailleurs ne comptent pas en rester là et vont continuer à se battre pour obtenir ce qu’ils et elles méritent. »

Les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée et membres du SCFP se rassembleront à la chaussée de Canso le 28 janvier 2026 de midi à 14 h afin d’attirer l’attention sur leur situation et leurs revendications avant la conciliation.