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REGINA L’Accord sur la santé arrive à échéance aujourd’hui, ce qui entraîne la fin du financement stable des soins de santé. À compter de 2017, le fédéral privera la Saskatchewan d’un total de 1,1 milliard de dollars sur dix ans.

« La fin de l’Accord sur la santé marque le début de compressions de l’ordre de 1,1 milliard de dollars dans la contribution du fédéral au financement des soins de santé dans la province, explique Tom Graham, président du SCFP-Saskatchewan. Après la prochaine élection fédérale, le gouvernement conservateur compte retirer 1,1 milliard de dollars du système de santé saskatchewanais, soit l’équivalent de 3 349 lits d’hôpitauxou plus de 73 000 chirurgies du genou. Cette décision politique mine notre système public de santé et le rend vulnérable à la privatisation. »

On appelle Accord sur la santé une série d’accords juridiques signés en 2003-2004 par le fédéral, les provinces et les territoires. Ces accords définissaient une vision commune des soins de santé au pays. Ils garantissaient aussi un financement stable du fédéral majoré de six pour cent par année. Avec l’expiration de l’Accord sur la santé, le 31 mars 2014, les provinces et les territoires risquent de perdre en tout 36 milliards de dollars sur dix ans dans les transferts pour la santé.

« Les infirmières savent qu’il faut repenser le système pour mieux répondre aux exigences d’une population vieillissante, aux besoins médicaux croissants et de plus en plus complexes, raconte Tracy Zambory, présidente du Saskatchewan Union of Nurses (SUN), le syndicat des infirmières de la Saskatchewan. Le renouvellement de l’Accord sur la santé forcerait les gouvernements provinciaux à apporter des améliorations substantielles au système dans des temps prescrits. Il permettrait aussi d’assurer à tous le même accès aux services, sans égard à la capacité de payer de chacun; cette accessibilité est une valeur chère à la population. »

Sans le renouvellement de l’Accord sur la santé, le financement du système dépendra du rendement économique et de la population de chaque province. Cela entraînera aussi un relâchement dans l’obligation de se conformer à la Loi canadienne sur la santé. Le pays glissera vers l’inégalité et la privatisation.

« L’expiration de l’Accord sur la santé et les compressions dans le financement de la santé à l’échelle du pays constituent pour le fédéral un désistement sans précédent de son devoir de protéger le système public de santé, affirme Dre Sally Mahood, médecin de famille à Regina et professeure agrégée en médecine familiale à l’Université de Regina. On constatera des inégalités croissantes dans l’accès aux soins. De plus, ces compressions massives coupent toute possibilité d’amélioration aux soins à domicile, à l’assurance-médicaments ou aux soins primaires, alors que la population a besoin de ces améliorations. »

Les représentants des fournisseurs de soins de santé de la Saskatchewan demandent au premier ministre d’exiger la renégociation de l’Accord sur la santé afin de protéger les patients des compressions. Ils se joignent à d’autres intervenants de partout au pays en ce jour de mobilisation à l’occasion de l’expiration de l’Accord sur la santé.


Pour en savoir plus, contactez :

Tom Graham, président du SCFP-Saskatchewan : 306-757-1009
Lars Murran, relationniste du SUN : 306-566-5582 Cell: 306-526-9175
Dre Sally Mahood : 306-537-7044