La campagne « State of Emergency » (état d’urgence) lancée en Alberta pour dénoncer l’état des soins de santé a recueilli près de 25 000 signatures en ligne en trois semaines, et plus de 8 000 témoignages et commentaires relatant le piteux état et les nombreux ratés du système dans la province.
La présidente du SCFP-Alberta Raj Uppal a annoncé aujourd’hui la mise en ligne intégrale, sur www.stateofemergency.ca/stories, de ces 8 000 commentaires que le syndicat a reçus.
« Les réactions sont aussi nombreuses que désolantes. Soins bâclés, attente interminable, résultats tragiques… Rien de tout ça ne devrait arriver, encore moins dans une province prospère que la nôtre. »
La présidente souligne qu’en dix ans, la population de l’Alberta a augmenté de 37 %, alors que les lits dans les hôpitaux n’ont augmenté que de 13 %.
« Les travailleuses et travailleurs de la santé essaient bien de remuer ciel et terre pour aider les patients et les patientes, mais avec le sous-financement chronique du Parti conservateur uni, leurs moyens sont vraiment limités. »
Voici quelques exemples de témoignages laissés par la population :
« Souffrant d’une embolie pulmonaire, j’ai dû attendre 12 heures pour qu’on me voie. J’ai eu mon tour seulement parce que ma pression artérielle a grimpé à 260. Il n’y avait qu’UN médecin en service ce jour et cette nuit-là. »
Susan, Edmonton
« Mon fils s’est retrouvé à l’urgence à cause d’une fuite de liquide céphalo-rachidien. La douleur était intolérable, mais ça a pris 9 h 30 avant qu’un médecin le voie. Ils l’ont aussitôt transporté d’urgence au centre universitaire. Il aurait pu en mourir. NOTRE SYSTÈME EST BRISÉ! La population d’Edmonton a doublé depuis qu’on a ouvert notre dernier hôpital. »
John, Edmonton
« Après avoir été admise à l’urgence, j’ai dû attendre 3 jours dans le brouhaha pour avoir un lit. » Sheri, Calgary
« IL FAUT PLUS DE PERSONNEL dans notre SYSTÈME PUBLIC. La plupart d’entre nous n’avons pas les moyens d’aller au privé. »
Lori, Ponoka