Le SCFP-Manitoba est déçu de la récente annonce faite par le gouvernement provincial au sujet du financement en éducation. Comme ce financement est insuffisant comparativement aux besoins des écoles du Manitoba, beaucoup de divisions scolaires risquent d’accuser d’importants déficits financiers à l’aube d’une année de négociations déterminantes.

« Le SCFP-Manitoba salue l’engagement du gouvernement envers le système d’éducation public, mais cette dernière annonce n’est pas à la hauteur des attentes », constate Gina McKay, la présidente du SCFP-Manitoba. « Les enseignantes et les enseignants ont obtenu la parité salariale, c’est maintenant au tour du personnel de soutien scolaire. Cette réalité exercera une pression supplémentaire qui n’est pas prise en compte dans l’annonce du gouvernement. »

Partout au Manitoba, les divisions scolaires demeurent confrontées à des pressions croissantes induites par l’inflation, l’augmentation des inscriptions et le processus d’ajustements salariaux en cours. Les travailleuses et travailleurs en soutien scolaire des communautés rurales ont toujours reçu un salaire jusqu’à 30 % inférieur à celui de leurs homologues des villes.

« Le plan repose sur la normalisation complète des salaires, continue la présidente. En plus de leur retard salarial par rapport au coût de la vie, les travailleuses et travailleurs de l’éducation doivent composer avec une pénurie de personnel et de lourdes charges de travail. Pour que ça change, le gouvernement provincial va devoir prêter main-forte aux divisions, sinon ce sont les familles qui souffriront des coupes. »

Le SCFP-Manitoba représente plus de 5 000 membres du personnel de soutien scolaire qui jouent un rôle essentiel au succès des élèves : assistant(e)s en éducation, employé(e)s de bureau, concierges, personnel d’entretien, conducteurs et conductrices d’autobus… Et c’est sans oublier le personnel qui enseigne dans les écoles indépendantes.

« On veut continuer à collaborer de façon constructive avec le gouvernement, mais les membres du SCFP réclament – et méritent – autant que leurs collègues en enseignement. Nos membres s’attendent à recevoir la même offre que le personnel enseignant. Il faut donc un financement en conséquence », plaide Gina McKay.

Le SCFP-Manitoba demande au gouvernement provincial d’allouer un montant supplémentaire dédié à la normalisation des salaires. On pourra ainsi combler l’écart de financement et garantir aux divisions scolaires les ressources nécessaires pour fournir une éducation de grande qualité et pour négocier des conventions collectives équitables et viables en cette période de transition vers la parité salariale.