Le SCFP s’est adressé par écrit à la ministre de l’Emploi et des Familles, Patty Hajdu, afin de lui faire clairement comprendre que le système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants, l’un des programmes publics les plus importants de cette génération, est déjà gravement en péril.
Dans une lettre envoyée plus tôt ce mois-ci, le président national du SCFP, Mark Hancock, et la secrétaire-trésorière nationale, Candace Rennick, ont exprimé à quel point ce système a déjà changé la vie de millions de familles. Les coûts diminuent, les salaires augmentent, et les familles ressentent un réel soulagement. Voilà ce qui se produit lorsqu’un gouvernement écoute ses travailleuses et travailleurs et investit dans les services à la petite enfance en tant que bien collectif.
Hélas, les services de garde éducatifs à 10 $ par jour risquent de disparaître. Aucun palier de gouvernement n’a investi suffisamment pour recruter et retenir la main-d’œuvre nécessaire afin d’offrir des services à toutes les familles qui en ont besoin. Plusieurs provinces ont échoué à atteindre l’objectif moyen de 10 $ par jour fixé pour 2026. Et plutôt que d’investir davantage pour élargir l’accès universel, certaines provinces et le gouvernement fédéral se renvoient désormais la balle et menacent de recourir à des politiques infructueuses destinées à accroître le financement des fournisseurs privés au lieu de renforcer les services publics et à but non lucratif.
Le SCFP demande au gouvernement fédéral de renouer de toute urgence avec les principes énoncés dans la Loi sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants au Canada afin de maintenir le caractère public et sans but lucratif des services de garde éducatifs et d’investir dans les personnes et les infrastructures qui ont fait le succès de ce programme.
Lire la lettre complète ici (en anglais seulement).