Le Parti conservateur uni, qui travaille déjà avec pratiquement six fois les recettes en redevances du gouvernement précédent, augmente pourtant les impôts fonciers, accuse un déficit et continue de couper dans les services.
Selon Raj Uppal, présidente du SCFP-Alberta, l’Alberta a besoin d’une nouvelle approche.
« Ça fait maintenant six ans que le Parti conservateur uni réduit le taux d’imposition des sociétés, sous-finance la santé et l’éducation, et coupe dans le financement des études postsecondaires et des municipalités, se désole-t-elle. Comme en témoigne le budget d’hier, nous sommes aux prises avec un énorme déficit et nous voyons imposer des hausses des impôts fonciers, en même temps que les compressions budgétaires en éducation et en santé se poursuivent.
« Le système de santé est en crise, les salles de classe débordent, mais aucun nouveau financement n’est prévu pour les hôpitaux et les soins primaires, ni pour les écoles publiques. »
Dans ce nouveau budget, les citoyen(ne)s devront sortir 360 millions de plus de leurs poches, alors que l’impôt des sociétés, lui, demeure inchangé.
Le déficit, qui frise les 10 milliards, engloutit les surplus issus des coupes budgétaires précédentes dans les services essentiels.
« Le budget d’aujourd’hui révèle une fois de plus l’incompétence crasse du Parti conservateur uni à gérer notre argent et nos services publics. »