Le SCFP 8125, qui représente plus de 4 700 agent(e)s de bord chez WestJet et Encore, salue la décision de WestJet de renoncer à la nouvelle configuration, très impopulaire, consistant à avoir un espacement de 71 centimètres entre les rangées de sièges. L’annonce fait suite aux vives inquiétudes exprimées tant par le personnel que la clientèle quant aux répercussions opérationnelles et à l’expérience globale résultant de l’aménagement plus compact des cabines.

« Nos membres nous ont clairement fait savoir que cette nouvelle configuration augmentait les tensions à bord et que les passagers irrités s’en prenaient davantage à eux. Tout le monde ressort du vol harassé sur les plans physique et émotionnel », a confié Alia Hussain, présidente de la composante WestJet au SCFP 8125. 

Le syndicat rappelle que les agent(e)s de bord ne sont pas responsables des décisions de la direction. Pendant le déploiement du nouvel aménagement, le personnel de première ligne a tout de suite vu une hausse troublante des éclats de frustration chez les passagers – une frustration frisant parfois l’agressivité, orientée vers les personnes devant justement veiller à la sécurité et au bien-être des gens à bord. Souvent, les agent(e)s de bord découvraient pourtant le changement et devaient s’y adapter en même temps que la clientèle.

« Ce ne sont pas nos membres qui conçoivent les avions ou qui décident de la disposition des cabines, rappelle Alia Hussain. Le personnel de bord est là pour veiller à la sécurité des gens et leur offrir des services avec courtoisie, quelles que soient les exigences opérationnelles dictées par la direction. »

Le SCFP 8125 a souvent martelé combien il était nécessaire de consulter le personnel de première ligne dans les décisions, particulièrement quand celles-ci ont une incidence sur l’expérience de voyage. Dans son travail de négociation, le syndicat se fait d’ailleurs le promoteur des décisions qui font passer les gens – c’est-à-dire la clientèle et le personnel – avant tout, puisque c’est la base même du succès en affaires.

« Il est à souhaiter que ce recul de WestJet signale un esprit plus ouvert au dialogue et à la collaboration, indique Alia Hussain. Lorsqu’on se soucie vraiment de ce qui se passe en première ligne, tout le monde en profite : les opérations, la clientèle et l’effectif. »

« Dans cet esprit, on espère que l’employeur se décidera à mettre fin au travail non rémunéré chez nos membres. La population canadienne est d’accord avec l’idée que les agent(e)s de bord devraient voir toutes leurs heures de travail rémunérées. Il nous tarde de régler cette question à la table de négociation. »

Le SCFP 8125 demande à WestJet de consulter les agent(e)s de bord et le syndicat à l’avenir avant de prendre des décisions qui affectent directement les conditions de travail, les échanges avec les passagers et la sécurité à bord.