Le plus grand syndicat de Winnipeg soutient que le conseil municipal doit relancer une demande de propositions pour la collecte des ordures et le recyclage.

« Ce contrat de collecte des ordures ne sent pas bon », lance Gord Delbridge, président du SCFP 500. « Il faut tout mettre aux vidanges et reprendre du début à la fin : processus, soumissions, choix de l’entrepreneur. »

En effet, le processus de demande de propositions a été entamé sans consultation du SCFP 500, et ce, malgré des instructions répétées du conseil en ce sens et les motions du conseiller Mayes exhortant à consulter le syndicat avant d’entreprendre des démarches.

« L’instruction du conseil de nous consulter me semble pourtant claire et n’est pas nouvelle! a-t-il poursuivi. Mais on ne l’a pas fait. »

Le syndicat s’inquiète par ailleurs du fait que la demande de propositions n’exigeait aucun plan de gestion de l’impact environnemental, et que la question générale de l’environnement ne valait qu’à peine un peu plus de 2 % du pointage global.

« L’entreprise retenue, GFL, a mentionné dans sa soumission qu’elle ne prévoyait pas devenir une entreprise verte, continue le président. Il y a de quoi se faire du souci. »

Le siège social de GFL, qui était au Canada, a récemment été transféré aux États-Unis. La situation soulève de sérieuses préoccupations quant au niveau d’endettement de l’entreprise, alors même que le directeur général vient, lui, de se gâter avec un jet privé et un yacht.

« L’entreprise ne devrait même pas être considérée pour faire des affaires avec la ville, soutient Gord Delbridge. On parle ici d’une entreprise des États-Unis qui soutire des millions de dollars à Winnipeg… pour financer des yachts et des jets privés! C’est inadmissible. »

Le SCFP insiste pour que le conseil renverse sa motion et consulte adéquatement le SCFP 500 afin qu’une part du travail soit donnée à ses propres employé(e)s et que le reste soit proposé à des entreprises canadiennes, par appel d’offres.

« On verra alors qui dans le conseil a un réel souci du Canada et qui ne l’a pas. On a pu constater lors des dernières élections à quel point cet aspect compte pour la population. »