À la veille d’une autre possibilité de grève ou de lock-out à la Société d’aide à l’enfance sur la question de la charge de travail, le gouvernement Wynne a adopté des changements législatifs dans les services de protection de l’enfance qui négligent les engagements clés essentiels au règlement des problèmes qui mettent les enfants à risque d’être laissés pour compte, selon Fred Hahn, président du SCFP-Ontario.

« Les employés de la Société d’aide à l’enfance ne devraient pas être contraints d’interrompre leur travail pour pouvoir s’assurer de fournir le niveau d’attention dont les enfants ont besoin, a dit Fred Hahn. Sans véritable charge de travail maximale et sans les engagements nécessaires en matière de financement, les modifications législatives proposées ne parviendront pas à résoudre les problèmes importants qu’elles sont censées régler. »

« Les années d’austérité budgétaire ont fait des ravages dans les services de protection de l’enfance et ont d’importantes répercussions sur les employés de première ligne, a dit Carrie Lynn Poole-Cotnam, présidente du secteur des services sociaux du SCFP-Ontario. Les employés dévoués de la Société d’aide à l’enfance de Guelph et Peel ont été forcés de faire la grève pour protéger les services qu’ils et elles fournissent. Il semble que leurs collègues de North Bay et Parry Sound pourraient bientôt les suivre vers la ligne de piquetage. »

Les indicateurs concernant la situation du bien-être des enfants en Ontario, les charges de travail écrasantes et les problèmes de santé et de sécurité de plus en plus préoccupants ne sont que certains des principaux différends faisant l’objet des négociations. Ces questions étaient censées avoir été réglées en 2011 lors d’une table de discussion provinciale centrée sur les problèmes systémiques du système de protection de l’enfance. Un accord a été conclu sur un certain nombre de problèmes préoccupants. Cependant, ces solutions n’ont pas été appliquées dans de nombreux organismes de la province, y compris à Peel, North Bay et Parry Sound.

Même si les services d’aide sociale à l’enfance en Ontario sont sous-financés depuis des années, bon nombre des problèmes actuels découlent de la répartition des fonds dans les Sociétés d’aide à l’enfance (SAE) par le gouvernement provincial dans le cadre du modèle de financement actuel. Il en résulte des problèmes urgents dans certains organismes. Dans l’ensemble, le financement gouvernemental aux SAE depuis 2010 ne s’est même pas approché du taux de l’inflation.

« Dans la réalité quotidienne des personnes qui travaillent pour la protection de l’enfance, il est important de régler la question de la charge de travail. Ce problème a été cerné pour la première fois lors d’une étude sur la charge de travail en 2001, et a été souligné par la suite dans de nombreux rapports d’enquête du coroner. De nombreux employés de première ligne vivent dans la crainte, étant donné la complexité et l’intensification de leurs dossiers, que l’un des enfants qui leur sont assignés ne soit laissé pour compte, a dit Hahn. Si le gouvernement est vraiment déterminé à régler les problèmes dans les SAE, il doit régler les questions liées à la charge de travail et à la santé et sécurité auxquels les employés de la protection de l’enfance sont confrontés chaque jour, et fournir le financement nécessaire à l’élargissement du mandat des services. »

Le SCFP est le syndicat communautaire de l’Ontario et compte plus de 260 000 membres qui fournissent les services publics de qualité dont nous avons tous besoin, dans toutes les régions de la province, chaque jour. Les membres du SCFP-Ontario sont fiers de travailler dans les secteurs des services sociaux, de la santé, des municipalités, des conseils scolaires et des universités ainsi que dans les compagnies aériennes.