Imaginez un monde où il y aurait plus d’ambulanciers.

C’est le message que véhicule une campagne-choc du syndicat des ambulanciers et répartiteurs de services d’urgence de la Colombie-Britannique, le SCFP 873. Cette campagne provinciale vise à sensibiliser la population aux appels de détresse auxquels les répartiteurs répondent chaque jour.

« Cette campagne rapproche la population des problématiques sociales et des urgences médicales les plus courantes en Colombie-Britannique en les montrant du point de vue des ambulanciers », explique le président du SCFP 873, Bronwyn Barter.

Les publicités et le site Internet utilisent des images choquantes et des messages puissants pour expliquer les services essentiels prodigués par les ambulanciers et les répartiteurs de la province… et réclamer de plus amples ressources de la part du gouvernement.

« Les ambulanciers de la C.-B., avec leur formation plus poussée et leur équipement supérieur, sont les seuls professionnels de la santé de première ligne aptes à s’occuper de patients lors d’une crise médicale, de l’évaluation initiale à l’intervention critique, en passant par le traitement, la surveillance, le transport et la continuité des soins jusqu’aux urgences et à l’hôpital », précise M. Barter.

« Depuis 15 ans, ajoute-t-il, le volume d’appels augmente, ce qui accroît la demande en ressources. Or, le financement de l’État n’a pas suivi cette croissance de la demande en services ambulanciers. »

Le gouvernement britanno-colombien ajoute 91,4 millions de dollars sur les trois prochaines années aux services médicaux d’urgence, mais c’est insuffisant selon le SCFP 873. En ce moment, le temps d’attente cible à l’échelle nationale est de 8 minutes 59 secondes. En Colombie-Britannique, on atteint cette cible trois fois sur dix seulement.

Pour en savoir plus sur la campagne du SCFP 873, visitez le www.moreparamedics.com (en anglais seulement). Les citoyens peuvent soutenir cette campagne en rapportant le temps de réponse des ambulances au www.paramedicsin859.com.