La totalité des membres du SCFP 2087 a voté en faveur de la grève mercredi dernier, le 4 mars.

« Nos membres fournissent avec fierté des services publics à cette communauté. On ne prend pas le vote de grève à la légère », a insisté Kevin Pii, vice-président de la section. « Mais comme tout le monde, nos membres sont aussi confronté(e)s à la hausse des coûts de base : nourriture, loyer, essence. La grève est toujours une option de dernier recours et notre objectif reste le même, obtenir une entente équitable sans perturber les services sur lesquels la population et les entreprises comptent. »

Les négociations ont commencé en juillet 2025, et les parties ont décidé d’avoir recours à la médiation en janvier dernier. Toutefois, après la première séance de médiation, qui a eu lieu la semaine passée, Kevin Pii a annoncé que le village de Fruitvale ne voulait pas revenir sur sa proposition salariale, ce qui a laissé les parties devant une impasse.

« Plusieurs administrations municipales de la région ont reconnu que les travailleuses et travailleurs étaient sous pression à cause de la crise de l’abordabilité, et proposé des ententes équitables, a souligné Kevin Pii. Ça devrait pouvoir se reproduire ici aussi, mais à condition que les deux parties y mettent du leur. On veut que l’employeur prenne les préoccupations des membres au sérieux et qu’il travaille avec nous à trouver une solution qui tienne compte du problème de l’abordabilité et soutienne les services nécessaires à la communauté. »

Avant d’entreprendre toute action de grève, il faudra négocier les niveaux de services essentiels. Le syndicat devra par ailleurs donner un avis de grève de 72 heures.