A south view of Ontario Legislative Building, Toronto. WikimediaL’arrivée à l’étape 3 plus tôt que prévu témoigne de l’apport du personnel de première ligne. Par contre, les conservateurs de Doug Ford ne sont toujours pas parvenus à assurer la sécurité et une reprise pour tous, selon le SCFP-Ontario.

« Le personnel de première ligne nous a gardé aussi en sécurité que possible pendant cette pandémie, les membres du SCFP-Ontario, entre autres, faisant le travail important de vacciner un si grand nombre d’entre nous si rapidement », résume Fred Hahn, président du SCFP-Ontario. « Si nous en sommes à ce stade où nous pouvons lever les restrictions plus rapidement que prévu, c’est en grande partie grâce à ces personnes. Mais nous devons bien plus au personnel de première ligne. On ne peut pas vraiment rouvrir en toute sécurité sans l’instauration permanente d’un congé de maladie payé par l’employeur, sans plan pour les écoles, sans investissements dans les services publics qui protègent les vies et assurent les moyens de subsistance. »

Le SCFP-Ontario continue de réclamer un salaire minimum à 20 dollars l’heure et l’augmentation du taux d’aide sociale, la fin de la loi sur les restrictions salariales qui plafonne à un pour cent par année la hausse des salaires et des avantages sociaux dans le secteur public, une croissance de l’investissement dans les municipalités pour s’assurer qu’elles continuent de fournir des services locaux, l’annulation des compressions dans l’enseignement postsecondaire, ainsi qu’un plan pour assurer l’abordabilité et l’amélioration des services de garde d’enfants.

De plus, le SCFP-Ontario affirme que le gouvernement provincial doit déclarer le racisme envers les Noirs crise de santé publique, s’engager dans un processus de réconciliation significative avec les communautés autochtones et se doter d’un plan de logement abordable.

« Sans ces mesures, toute reprise sera au mieux incomplète, au pire un fardeau disproportionné pour les travailleuses et les travailleurs », prévient Fred Hahn.

« Il faut aussi sortir le profit des soins, et planifier et financer le recrutement et la rétention de préposés aux services de soutien à la personne dans les soins de longue durée », ajoute Candace Rennick, secrétaire-trésorière du SCFP-Ontario. « Même si ça va bien en ce moment, il y a encore des variants préoccupants. Il y a toujours un risque d’une nouvelle vague, qui aurait un impact sur les plus vulnérables. Il est temps de veiller à ce que les travailleuses et les travailleurs puissent fournir quatre heures de soins à chaque personne en établissement de soins de longue durée. »