A south view of Ontario Legislative Building, Toronto. Wikimedia Le ministère du Travail de l’Ontario exclut les travailleurs de première ligne du nouveau Comité consultatif de la relance du marché du travail et doit interrompre ses travaux jusqu’à ce qu’il soit pleinement inclusif, a déclaré le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) Ontario dans une lettre adressée au ministre Monte McNaughton.

« Le Comité n’est composé que de propriétaires d’entreprise, de gestionnaires et d’avocats gestionnaires, sans aucun représentant des syndicats, des groupes de défense des travailleurs ou des cabinets d’avocats de la partie syndicale », a affirmé Fred Hahn, président du SCFP-Ontario, dans sa lettre à M. McNaughton. « Si vous avez l’intention de permettre une consultation significative et d’avoir un esprit ouvert sur la façon de réformer le droit de l’emploi et du travail, alors nous vous demandons instamment de suspendre immédiatement les travaux du Comité, de restructurer sa composition pour inclure une représentation des travailleurs et de réformer son calendrier ».

Le Comité est chargé de recommander des modifications au droit de l’emploi et du travail.

Mais, contrairement au processus de consultation concernant les modifications à la Loi sur les normes d’emploi et à la Loi sur les relations de travail de l’Ontario qui a duré des années, ce Comité ne résulte pas d’une consultation réelle et soutenue avec toutes les parties concernées, notamment les travailleurs et leurs syndicats, a déclaré le SCFP-Ontario.

« Il s’apprête à publier ses recommandations dans moins d’un mois, [ce qui] soulève des questions quant à savoir si ces conditions n’ont pas été mises en place délibérément pour assurer un résultat prédéterminé, un résultat dont le gouvernement suppose déjà qu’il suscitera la colère des travailleurs et de leurs syndicats », a écrit M. Hahn.