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TORONTO – Le gouvernement libéral, dans sa quête de l’équilibre budgétaire, a laissé tomber les Ontariens qui comptent sur les services sociaux et les travailleurs qui prodiguent ceux-ci.

Les représentants du Syndicat canadien de la fonction publique ont affirmé, dans leur commentaire du budget provincial dévoilé hier, que le dit budget, malgré les prétentions de progressisme et d’équité du gouvernement libéral, consiste en un gel global parsemé d’augmentations de dépenses réchauffées de l’an dernier.

« Pour les services sociaux ontariens, c’est la suite de l’austérité des dernières années, a déclaré Carrie Lynn Poole-Cotnam, présidente du Comité de coordination des employés des services sociaux ontariens. La première ministre Wynne sacrifie les familles, les enfants et les personnes vulnérables à l’autel de l’équilibre budgétaire. »

Selon Mme Poole-Cotnam, la majoration du budget des services sociaux et des services à l’enfance correspond à moins du tiers du taux d’inflation. La situation est similaire pour le budget des services sociaux, ce qui signifie que les agences qui offrent de l’assistance critique aux familles ontariennes verront leur financement de base gelé pour une autre année.

Quant aux prestations d’aide sociale, les Libéraux les majorent d’un pour cent, ce qui est inférieur au taux d’inflation, et ce, même s’ils affirment vouloir réduire la pauvreté.

« Lorsqu’on les rajuste à l’inflation, les prestations d’aide sociale sont inférieures à ce qu’elles étaient pendant l’ère Harris », soutient Mme Poole-Cotnam.

Le budget contenait une bonne nouvelle : le maintien du fonds de redressement des services de garde, qui devait arriver à échéance. Ce fonds aide à stabiliser les services de garde à travers la province.

Or, dans l’ensemble, l’absence de soutien aux services sociaux contredit la prétention de la première ministre Wynne à mettre fin à l’écart salarial entre les hommes et les femmes.

« Si la première ministre refuse de financer adéquatement les services sociaux, c’est qu’elle est d’accord avec cet écart, avec le fait d’offrir une rémunération inférieure aux femmes », conclut Mme Poole-Cotnam.

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Service des communications du SCFP
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