Le budget provincial déposé hier a révélé la fracture entre le parti de Tim Houston et la population de la Nouvelle-Écosse, selon Alan Linkletter, président du SCFP–Nouvelle-Écosse.
« Les membres du SCFP – des auxiliaires aux soins prolongés aux concierges d’école – fournissent des services essentiels à la population, mais travaillent dans des conditions inacceptables », a décrié Alan Linkletter mardi.
« Le gouvernement progressiste-conservateur de Tim Houston devrait investir dans les soins de première ligne et les services que les Néo-Écossais et Néo-Écossaises utilisent tous les jours. »
Malgré un investissement de 873,8 millions de dollars visant à créer 5 700 nouvelles places et places de remplacement en soins de longue durée d’ici 2032 (sept nouveaux établissements devraient d’ailleurs ouvrir cette année), le budget ne prévoit rien pour pallier la crise de la main-d’œuvre dans ce secteur.
L’approche du gouvernement est la même dans les autres secteurs : la plupart des nouvelles dépenses sont affectées à des immobilisations ou à des changements de systèmes plutôt qu’aux coûts de fonctionnement.
« Même s’il est vrai que nous avons besoin de nouvelles infrastructures dans plusieurs cas, les nouveaux établissements n’aideront pas la population s’il n’y a personne pour travailler dedans. »