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WINNIPEG – Le budget du Manitoba, déposé jeudi après-midi par la ministre des Finances Jennifer Howard, est un budget direct et pratique, qui accorde aux services publics du Manitoba les ressources voulues pour maintenir les programmes sur lesquels comptent les manitobains, selon le SCFP.

« Nous sommes heureux que le NPD ne réduise pas les services publics et les emplois, comme l’ont fait d’autres provinces, ou même le gouvernement fédéral, affirme Kelly Moist, présidente du SCFP-Manitoba.  De nouveaux investissements dans les services de garde à l’enfance, la santé et les soins de longue durée sont essentiels pour que les services soient là lorsque les Manitobains en ont besoin. »

Le budget accorde aussi la priorité à l’allégement de la pauvreté dans la province, l’un des plus grands défis de notre société.  L’augmentation de l’allocation de l’AER (aide à l’emploi et au revenu) pour le loyer de 75 % du coût moyen de la location (marché médian) et du nombre de logements à coût abordable est une étape essentielle dans la réduction de la pauvreté au Manitoba – et ces mesures ont été chaleureusement accueillies par les militants antipauvreté. Le gouvernement s’est aussi engagé à hausser le salaire minimum.

De plus, la province a annoncé un nouveau financement de 5,5 millions de dollars pour les services de garde à l’enfance au Manitoba.  L’augmentation est destinée surtout à la création de nouvelles places et à un salaire équitable pour les éducatrices, une mesure que le SCFP appuie sans réserve.

L’engagement du NPD-Manitoba à accroître les possibilités d’éducation dans les métiers spécialisés est aussi une priorité de ce budget afin d’assurer un avenir meilleur aux travailleurs qualifiés dans la province. Il y a aussi une hausse additionnelle de 2,5 % du financement des universités et de 2 % de celui des collèges.

Un nouveau financement sans précédent pour les infrastructures a aussi été annoncé, dont 5,5 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour les routes, les ponts et l’infrastructure de l’eau.

Toutefois, de nouvelles initiatives sur la « gestion minceur » doivent, avant d’être mises en œuvre, être examinées de près par la tenue de consultations avec les syndicats et le public.

La « gestion minceur » est un modèle de gestion d’entreprise qui s’est avéré problématique ailleurs lorsqu’il a été mis en œuvre dans le secteur public et le SCFP est loin d’être certain de son adaptabilité dans ce contexte.

Le SCFP a aussi fait pression sur le gouvernement du Manitoba pour qu’il demande plus vigoureusement au gouvernement fédéral de négocier un nouvel Accord sur la santé, l’accord actuel arrivant à échéance cette année.

« Le SCFP est extrêmement inquiet que le gouvernement fédéral ne s’assoit pas avec la province pour négocier un nouvel Accord sur la santé, souligne Mme Moist, car le Manitoba sera à court de millions de dollars dans les transferts fédéraux en matière de santé, ce qui nuira profondément à la capacité de la province à offrir des soins de qualité. »

Le SCFP félicite le gouvernement manitobain de n’avoir pas réduit le financement des services et programme publics, comme l’éducation et la santé.  Comparativement aux autres provinces, le Manitoba est en bonne voie d’édifier une solide économie qui donne la priorité aux gens.