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Toronto, ON — Une mise en place désordonnée empêche plusieurs préposés aux services de soutien à la personne (PSSP) des secteurs résidentiel et communautaire d’obtenir la modeste augmentation de salaire que leur a accordée le budget ontarien, selon le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Ontario).

Cette augmentation aurait dû être une bonne nouvelle pour des dizaines de milliers de PSSP, ainsi que pour les Libéraux provinciaux, mais sa mise en place frappe de graves écueils : selon Candace Rennick du SCFP-Ontario, certaines agences de soins résidentiels et communautaires refusent d’implémenter la première phase de cette augmentation de 4 $ l’heure (sur deux ans).

« Le gouvernement provincial a bien fait de hausser le salaire des PSSP, soutient-il. Il doit maintenant respecter son engagement envers ces travailleurs mal rémunérés et régler rapidement les problèmes entourant l’entrée en vigueur de cette augmentation. Nous pensons que le ministre de la Santé et la première ministre ne savent pas encore que plusieurs PSSP n’y ont pas encore eu droit. »

Le SCFP-Ontario a appris que certains employeurs en soins à domicile et communautaires refusent d’appliquer l’augmentation de salaire des PSSP. Et d’autres n’y incluent pas les congés de maladie, vacances et heures de formation également prévus. Un des employeurs refuse carrément l’argent du provincial pour ne pas avoir à défrayer les cotisations au régime de retraite et les avantages sociaux supplémentaires associés à cette augmentation. Enfin, on détecte de l’acrimonie dans certains lieux de travail où une partie seulement des PSSP ont eu droit à l’augmentation.

Le SCFP-Ontario a écrit au ministre provincial de la Santé pour lui faire part de son inquiétude concernant la mise en place de l’augmentation, selon Mme Rennick. Il y souligne aussi que le gouvernement doit s’assurer que l’augmentation s’applique non seulement aux heures de soins directs, mais aussi aux frais de déplacement et aux avantages sociaux.

Les soins communautaires et résidentiels aux personnes malades et vulnérables sont limités à quelques heures par semaine. C’est dire que, en plus d’être mal payés, la plupart des PSSP n’ont pas d’horaire de travail garanti et qu’ils travaillent à temps partiel. L’augmentation décrétée dans le budget constitue une première étape vers l’amélioration de leurs conditions de travail. La prochaine, selon Mme Rennick, consistera à augmenter le nombre d’heures de soins accordés aux bénéficiaires et offrir aux PSSP un horaire de travail fixe et à plein temps.

« Nous sommes convaincus que la première ministre, en annonçant au printemps une hausse de 4 $ l’heure pour les PSSP, n’avait pas l’intention de permettre qu’on continue à exploiter ces travailleurs faiblement rémunérés, en grande majorité des femmes, avance Mme Rennick. Nous demandons au ministre de la Santé d’intervenir directement dans le dossier pour s’assurer que tous les PSSP touchent leur augmentation. Il faut que le gouvernement, les employeurs, les travailleurs et le syndicat collaborent afin de résoudre les problèmes. Un simple dialogue entre le gouvernement et les employeurs serait voué à l’échec. »

Pour en savoir plus, contactez :

Candace Rennick

Secrétaire-trésorière du SCFP-Ontario

 416-799-5109

Stella Yeadon

Service des communications du SCFP
 416-559-9300