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Dans une lettre à la rédaction, Tom Graham, président du SCFP-Saskatchewan, conteste les affirmations récentes sur le partenariat public-privé (PPP) de l’usine de traitement des eaux usées de Regina présentement en construction.

Lettre : Il faut examiner de près les PPP

Publiée le 21 octobre 2014 dans le Leader-Post.

Dans son éditorial du 8 octobre (« Il faut examiner de plus près les PPP »), Murray Mandryk affirme que le partenariat public-privé de l’usine de traitement des eaux usées de Regina « a été incontestablement efficace » puisque le coût de l’usine, qui n’est pas encore construite et qui est assortie d’un contrat d’exploitation et d’entretien de 30 ans avec une entreprise privée, serait inférieur au budget initial de la Ville.

Avant la construction du projet et avant la matérialisation des coûts entiers de la durée de vie du contrat, il soutient que le recours au modèle du PPP nous permettra d’économiser 138 millions de dollars (incluant la subvention fédérale de 48,2 millions de dollars).  Mais une question évidente se pose : d’où viennent ces chiffres?

Il s’avère que le cabinet comptable Deloitte – qui, par hasard, fait partie de la principale organisation de lobbying en faveur de l’industrie des PPP – a déterminé dès les premières étapes du projet que le PPP de traitement des eaux usées permettra d’économiser de l’argent, mais sans rendre publics les détails sur lesquels il s’est basé pour arriver à cette conclusion. Je crois qu’il n’est que juste de se demander comment un cabinet comptable qui fait la promotion des PPP peut fournir une analyse indépendante.

Il faut examiner de plus près les projets de privatisation des PPP. Cela devrait sauter aux yeux, en voyant les erreurs coûteuses faites par les PPP d’un bout à l’autre du Canada, que même s’ils sont un excellent moyen de faire de l’argent pour les investisseurs, ils sont la pire façon d’offrir l’infrastructure et les services publics.

Tom Graham
Président, division du SCFP-Saskatchewan