Les travailleuses et travailleurs en soins de longue durée de l’Alderwood Rest Home, représentés par le SCFP 1635, ont voté à 99 % en faveur d’un mandat de grève tard la semaine dernière, se joignant ainsi à plus d’une trentaine de sections locales du SCFP dans le domaine pour demander de meilleurs salaires et une rétention accrue.

« Des milliers de travailleuses et travailleurs en soins de longue durée ont voté en faveur de la grève, un geste difficile sur les plans physique, émotif et financier. Je pense que ça montre clairement dans quel état se trouve le secteur des soins de longue durée », a affirmé la présidente du SCFP 1635, Elsa Roberts. « On est poussé(e)s au maximum, on atteint le point de rupture, et ce gouvernement ne semble pas s’en soucier. Mais nous, on s’en préoccupe. On se soucie de nos résident(e)s, des foyers dans lesquels on travaille, de nos familles. Ce vote, en plus de tous les autres, montre qu’on est prêt(e)s à continuer à se battre pour que les soins redeviennent importants. »

Au cours du dernier trimestre de 2025, le personnel des foyers de soins de longue durée représenté par le SCFP a commencé à voter pour la grève parce que les négociations piétinaient après le dépôt d’une offre salariale médiocre par le gouvernement provincial. Les travailleuses et travailleurs de tout le secteur se sont unis pour demander l’ajustement des salaires à la hausse en fonction du coût de la vie et exiger qu’une attention particulière soit portée aux classes d’emplois (comme les services de soutien) qui avaient été exclues des derniers ajustements apportés dans le secteur de la santé par le gouvernement, hors négociations.

« Tout le monde me demande si c’est une question d’argent, si c’est tout ce qui compte pour nous, mais la réalité, c’est parce que le gouvernement refuse d’investir dans les travailleuses et travailleurs qui assurent les soins de longue durée que le secteur est en difficulté », confie Tammy Martin, coordonnatrice des soins de longue durée du SCFP. « À quoi bon ajouter des lits et construire de nouveaux foyers s’il n’y a plus personne ensuite pour fournir les soins? La gratuité des droits de scolarité proposée pour les auxiliaires aux soins prolongés n’aidera en rien si, une fois leur diplôme en poche, ces personnes s’en vont travailler dans d’autres secteurs ou provinces qui paient mieux. La solution est simple : rémunérer les travailleuses et travailleurs à leur juste valeur. C’est là qu’il faut commencer. »

Le SCFP retourne à la table de négociation pour des séances de conciliation les 29 et 30 janvier.