Deux des quatre syndicats représentant les salarié(e)s de la Société de transport de Sherbrooke (STS) affiliés au SCFP et à la CSN ont voté pour entamer des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée au moment jugé opportun, et ce, avec une très forte participation. Les deux syndicats restants rencontreront leurs membres très prochainement afin d’aller chercher le même mandat.

« C’est en front commun que nous nous tenons debout devant notre employeur pour négocier des contrats intéressants pour nos membres. Malheureusement, ce qui nous a été présenté jusqu’à maintenant est inacceptable et irrespectueux. Une mobilisation soutenue est nécessaire afin d’arriver à une entente satisfaisante pour tous et
toutes », d’affirmer Maxime Leroux, président du SCFP 3434.

Les parties ont réussi à s’entendre sur un grand nombre de sujets. Il reste toutefois les questions salariales à régler et l’écart est encore important entre les offres et les demandes.

« Pour l’instant, l’offre appauvrit les personnes salariées et n’a aucun impact sur la rétention et l’amélioration des conditions de travail du personnel. Nous tenons à offrir un service de transport en commun à la hauteur des besoins des usagers et usagères et cela n’arrivera pas sans un personnel adéquat en poste », explique Denis Beaudoin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie.

Le front commun des travailleuses et travailleurs de la STS porte déjà les couleurs d’une campagne publique arborant le slogan « Comme vous, on veut que ça roule ».

Les groupes impliqués sont le Syndicat des chauffeurs d’autobus de la STS (SCFP) avec 180 membres; le Syndicat des travailleurs d’entretien de la STS (CSN) avec 40 membres; le Syndicat du personnel de bureau de la STS (CSN) avec 13 membres; ainsi que le Syndicat du personnel du transport adapté de la STS (CSN) avec 35 membres.