Jordana Feist | Service de recherche du SCFP

Plus des trois quarts des membres du SCFP ont accès à un certain nombre d’avantages sociaux, comme l’assurance maladie complémentaire, l’assurance dentaire ou l’assurance pour les soins de la vue. Malheureusement, 22 pour cent de nos membres n’ont aucune assurance collective. Le pourcentage est encore plus élevé pour les membres du SCFP appartenant à un groupe en quête d’égalité (femmes, travailleurs racisés, Autochtones, LGBTTI, travailleurs ayant un handicap).

excluded from benefitsIl y a encore beaucoup de pain sur la planche. Or, un régime d’assurances collectives payé par l’employeur contribue à la diminution des inégalités, autant au travail qu’ailleurs. Et c’est à la table de négociations qu’on peut améliorer l’accès aux avantages sociaux.

Voici quelques conseils à l’intention des sections locales qui se préparent à négocier.

Avant d’entamer les négociations, il faut répondre aux questions suivantes. Quels groupes sont représentés ou non à la table de négociations? Y a-t-il des femmes? Des travailleurs racisés, etc.? Si certains groupes ne sont pas représentés, il faut s’assurer d’avoir leur point de vue.

Il faut aussi savoir qui a accès au régime d’avantages sociaux. Si certains groupes de travailleurs comme les employés à temps partiel ou les occasionnels n’y ont pas accès, il faut négocier pour qu’ils bénéficient de la couverture. Comme les travailleurs à temps partiel et les occasionnels sont plus nombreux dans les groupes en quête d’égalité, améliorer l’accès de ces travailleurs aux avantages sociaux améliorera aussi l’égalité au travail.

Vous devez également vous opposer aux demandes de concession et aux ententes à traitement différencié. La tendance actuelle est aux demandes de concession qui affectent les futurs syndiqués ou un groupe de syndiqués qui ont peu, voire pas, voix au chapitre dans l’unité de négociation. Or, tout traitement différencié a un effet déstabilisant. Les concessions de ce type sapent la solidarité, nuisent à la mobilisation et ne favorisent pas l’égalité au travail. Même si vous pensez que c’est la seule option disponible, ce n’est jamais le bon choix, particulièrement pour les membres qui seront exclus du régime.

Dans l’ensemble du Canada, les travailleurs enregistrent plus de petits gains qu’ils encaissent de pertes au chapitre des avantages sociaux. C’est un domaine où nous pouvons continuer à faire des progrès et ainsi contribuer à atténuer les inégalités dans nos milieux de travail.