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CORNWALL (Ontario) – Hier soir, des citoyens de la région de Cornwall, des membres du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHOSCFP), et d’autres professionnels de la santé, se sont réunis à l’édifice de l’Aviation Canadienne (RCAF) pour discuter du projet de laboratoire régional, et plus généralement des changements qui affectent les services de santé en Ontario et à leur hôpital. Diane Morin, présidente de la section locale 7811 du SCFP, qui représente des employés de l’Hôpital Communautaire de Cornwall, a présidé la réunion.

Doug Allan, recherchiste au SCFP, a expliqué que les Réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) ont été mis sur pied pour gérer des compressions dans les budgets des hôpitaux, notamment en réduisant la gamme des services offerts. Il a rappelé que l’Association des laboratoires régionaux de l’Est de l’Ontario (ALREO) avait promis de ne pas couper des emplois et de maintenir les techniciens de laboratoires et le personnel de soutien à l’emploi de leurs hôpitaux respectifs. Maintenant, l’ALREO se dirige vers un modèle à employeur unique et la centralisation des tests dans un ou deux hôpitaux pour tout le territoire couvert par le RLISS Champlain, qui va de Cornwall à Pembroke. « Leur plan prévoit une réduction du personnel de 10 %, mais une augmentation de 1 million $ en budget d’administration. Même dans leurs prévisions optimistes, il n’y aurait pas d’économies significatives », a dit M. Allan. De plus, chaque hôpital a été contraint de signer une entente avec le RLISS incluant l’acceptation de la restructuration des laboratoires. Cette réforme prévoit modifier le conseil d’administration pour y mettre les représentants d’hôpitaux en minorité.

Ce modèle signifierait que la plupart des hôpitaux de la région ne feraient que de la collecte d’échantillons pour les envoyer à Ottawa ou à des laboratoires privés, à un coût plus élevé. Cela signifierait aussi la perte d’emplois qualifiés pour ces localités et plus de délais dans l’obtention des résultats de tests pour les patients.

Louis Rodriguez, vice-président du CSHO a donné l’exemple de la société régionale d’approvisionnement Plexus, à Toronto, comme modèle pour la réalisation d’économies en coordonnant certaines activités au niveau régional, mais sans partenaire privé et sans pertes d’emploi. Selon Rodriguez, les communautés affectées devraient se mobiliser pour préserver les emplois de qualité et les services à leur hôpital.

Les participants ont mentionné que plusieurs tests qui étaient faits à l’hôpital de Cornwall sont maintenant envoyés à Ottawa, comme pour la glande tyroïde ou le cancer de la prostate, par exemple. Ils ont remarqué que l’hôpital de Cornwall sera le plus durement affecté par cette réorganisation, parce que leur laboratoire effectue toujours une gamme importante de tests.

Ils ont aussi souligné que les délais pour l’obtention des résultats pourraient causer des problèmes de santé majeurs. Dans une situation inhabituelle, comme une tempête de verglas, il sera pratiquement impossible d’obtenir des résultats. Des patients pourraient recevoir des traitements inappropriés pendant que le médecin attend que leur test soit complété. La communauté doit être informée de ce qui leur arrivera si ce projet de centralisation des services à Ottawa va de l’avant.
 
Le Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO) et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) vont continuer leur campagne dont le but est de convaincre le RLISS et l’ALREO d’abandonner ce projet, et ce en alliance avec tout personne ou groupe partageant cet objectif.

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Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec:

Benoit Renaud, Service des communications : 613-818-0077; brenaud@cupe.ca

Michael Hurley, président, CSHO : 416-599-0770 x 21 (bureau); 416-884-0770 (mobile); michaelhurley@ochu.on.ca