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Le projet de modernisation et d’agrandissement de l’Hôtel-Dieu de Québec est retardé par l’obligation imposée au CHUQ de le soumettre à un examen d’opportunité par l’Agence des partenariats public-privé.

Si l’agence décide que ce projet de 500 millions de dollars ne peut pas se faire en mode PPP, le retard sera limité au temps de l’examen, qui pourrait quand même prendre plusieurs mois. Ce retard signifierait malgré tout une augmentation significative des coûts. La direction de l’hôpital tablait sur une approbation de son projet avant la fin de 2007 pour que l’ensemble des travaux soit achevé en 2012. Elle doit maintenant faire son deuil de cet échéancier, malgré l’urgence des travaux.

Une situation qui irrite le syndicat des employés. «Si l’Agence des PPP estime qu’une partie des travaux peut être réalisée en partenariat public-privé, il faut s’attendre à un retard considérable et à une explosion des coûts. Le processus d’appels de qualification et de négociation d’un contrat de PPP est très coûteux et très long, pendant ce temps, les coûts de projet augmentent et les factures s’accumulent», indique Jocelyn Tremblay, conseiller au SCFP. À cet égard, le syndicat rappelle que la négociation du contrat pour le PPP de l’autoroute 25 à Montréal a pris deux ans et a coûté entre cinq et dix millions de dollars et que le processus d’octroi des contrats de PPP pour le CHUM et le CUSM n’est toujours pas terminé.

«Si l’interminable dossier du CHUM à Montréal peut servir de leçon à Québec, on peut prédire sans trop de risque que les entrepreneurs privés ne seront intéressés que par l’agrandissement et lèveront le nez sur la principale composante du projet : la modernisation de l’hôpital, en raison du niveau de risque trop élevé. C’est d’ailleurs ce qui se passe dans la métropole, où l’hôpital St-Luc sera rénové en mode classique alors que tout le reste du CHUM sera construit en PPP», souligne Roberto Fortin, conseiller du SCFP dans les dossiers de PPP.

Les autorités de l’hôpital apprenaient par ailleurs la semaine dernière que c’est le consortium qui choisira ses architectes et non la direction du CHUM. «À tous ces inconvénients, il faut ajouter les coûts de financement plus élevés pour le partenaire privé et la nécessité pour lui de réaliser un profit, deux facteurs qui font grimper la note encore plus, et que tous les contribuables devront assumer, aux dépens des services cliniques. Pour toutes ces raisons, le gouvernement du Québec doit immédiatement mettre fin à la coûteuse aventure idéologique qu’il tente d’imposer au conseil d’administration du CHUQ et lui laisser le champ libre pour réaliser son projet en mode classique», de conclure Roberto Fortin.