Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé ce jeudi que les sténographes judiciaires, membres de la section locale 1840 du SCFP, obtiendront des redressements salariaux au titre de l’équité salariale dans les prochains mois.

« Nos membres ont attendu six ans pour cela, mais la lutte en a valu la peine », a déclaré Odette Robichaud, présidente de la section locale 1840 du SCFP et vice-présidente du SCFP NB.

La Loi sur l’équité salariale de 2009 est entrée en vigueur le 1er avril 2010, avec des ajustements de salaire débutant le 1er avril 2012. La loi comprend tous les employés du gouvernement (employés des ministères, Partie I, système scolaire, Partie II, Hôpitaux, Partie III, et Sociétés d’État, partie IV). La loi de 2009 a remplacé la Loi sur l’équité salariale de 1989, qui elle ne s’appliquait qu’aux employés de la partie I.

À ce jour, le gouvernement n’a toujours pas mis en place un Bureau sur l’équité salariale efficace comme prévu dans la législation. Le mandat du Bureau serait de superviser l’application de la Loi, de produire du matériel éducatif et d’offrir une assistance et des conseils aux employés, employeurs et agents négociateurs.

« Alors qu’aujourd’hui le gouvernement a fait un pas dans la bonne direction, il doit examiner la Loi. La législation est faible et imparfaite comme outil pour parvenir à une rémunération équitable pour les emplois à prédominance féminine dans le secteur public. Il n’y a pas de contraintes sérieuses dans la loi pour exiger du gouvernement le respect d’un échéancier raisonnable pour l’achèvement des études et la mise en œuvre de l’équité salariale », a déclaré Robichaud.

Aujourd’hui, la majorité des travailleuses dans le secteur privé ne sont pas couvertes par une loi sur l’équité salariale.

« À toutes les femmes qui travaillent dans le secteur privé : ne lâchez pas! La lutte des femmes pour l’équité salariale est loin d’être terminée, mais ça en vaut la peine », a conclu Robichaud.