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VANCOUVER – Le 1er mai, à l’occasion d’un déjeuner-causerie, le président national du SCFP, Paul Moist, a plaidé en faveur de la participation des membres du syndicat aux prochaines élections fédérales en vue d’élire un gouvernement néo-démocrate qui soutient les familles travaillantes. Il a rappelé aux congressistes la pathétique feuille de route des Conservateurs de Stephen Harper en matière de régimes de retraite, de santé, de services de garde et de droits des travailleurs.

« Après une décennie de régime conservateur, la classe moyenne prend du retard même si elle travaille plus fort », a-t-il déclaré.

M. Moist a prévenu les syndiqués contre les chiffres qu’utilise Harper en parlant d’emploi. Il a souligné que notre pays a perdu 500 000 emplois manufacturiers, de bons emplois syndiqués avec avantages sociaux et régime de retraite; le genre d’emploi qui subvient aux besoins d’une famille.

Les Conservateurs de Harper ont mené le Canada dans la mauvaise direction, selon lui. Ils ont coupé les vivres à 50 organismes importants de justice sociale, comme Condition féminine Canada, pour les faire taire. De plus, Harper lève les protections environnementales en insérant, dans des projets de loi omnibus sur le budget, des assouplissements à la réglementation. Et le Canada a perdu sa réputation de défenseur des droits de la personne et de la démocratie.

Le président du SCFP national a souligné aussi que les Conservateurs ont fermé les yeux sur les problématiques des familles travaillantes. Par exemple, ils ont bloqué la bonification du Régime de pensions du Canada. Ils ont aussi refusé de renouveler l’Accord sur la santé, ce qui a diminué le financement des soins de santé au pays. Enfin, le gouvernement Harper a préféré baisser l’impôt des riches plutôt qu’investir dans les garderies.

La feuille de route libérale n’est pas plus reluisante

En parlant du projet de loi C-51, la « loi antiterrorisme » qui piétine les libertés civiles, M. Moist a rappelé que Thomas Mulcair est le seul chef à s’y être opposé publiquement.

M. Trudeau appuyait inconditionnellement ce projet de loi avant de faire volte-face lorsque les sondages ont démontré que plus de la moitié de la population nourrissait de graves inquiétudes. Selon M. Moist, la position de Trudeau est tout aussi faible dans le dossier du RPC, le chef libéral souhaitant d’abord consulter les premiers ministres après son élection.

« Ce n’est pas assez; il n’a pas d’opinion sur le sujet », a déclaré le président national du SCFP.

Au contraire, a-t-il expliqué, la plateforme du NPD prévoit le rétablissement du financement des soins de santé, la création d’un régime national d’assurance-médicaments, la hausse du salaire minimum fédéral à 15 $ l’heure, des crédits d’impôt novateurs pour les PME et la bonification du RPC.

M. Moist a prié les congressistes de participer à la campagne électorale. Il a parlé de la nécessité de réélire tous les députés néodémocrates et les Conservateurs dans tout le pays. Les congressistes ont rempli un formulaire d’engagement, puis on a procédé au tirage de prix de présence. Ceux-ci ont été remportés par Warren Williams, Tarsam Basi, Karen Ranalletta, Irene Bishler, Lisa Payne et Betty Dolaga.