Le SCFP-NB applaudit l’investissement du gouvernement provincial visant à créer des services de garde gratuits pour les familles à faible revenu. Le syndicat accueille bien l’objectif de hausser les salaires des travailleuses et travailleurs en éducation préscolaire et en services de garde.

« C’est un pas dans la bonne direction. Ce sont les familles monoparentales à faible revenu qui en bénéficieront le plus », a déclaré Daniel Légère, président du SCFPNB. « Plus de places en garderies, plus d’accessibilité, sortir les gens de la pauvreté… c’est certainement des bonnes nouvelles », a déclaré Légère.

Cependant, les familles dont le revenu annuel brut est supérieur à 37 500 $ (avant impôt) ne seront pas admissibles au programme. « Je suis troublé de constater que deux parents, occupant un emploi à temps plein au salaire minimum, ne seront pas admissibles au programme », a souligné Erin McAllister, représentante du N.‑B. sur le Groupe de travail de la garde à l’enfance du SCFP.

« J’espère toutefois que le principe de l’universalité dans les services de garde deviendra une réalité dans l’avenir de notre province. L’universalité signifie que tout le monde a accès, indépendamment de la capacité de payer, mais tout le monde y contribue selon leurs moyens au travers d’un système d’imposition progressif équitable. Cela réduit les formalités administratives et ne pénalise aucun parent », a déclaré McAllister.

Le SCFP, les militants anti-pauvreté, les professionnels et les universitaires reconnaissent que rendre les services de garde accessibles à tous est l’un des meilleurs investissements que puisse faire le gouvernement, tant sur le plan social qu’économique.

Le Groupe de travail de la garde à l’enfance du SCFP promeut des services de garde à l’enfance universels, abordables, réglementés, sans but lucratif, de grande qualité et dont les travailleurs sont syndiqués.