Services éducatifs à la petite enfance à 10 $ : frais cachés et promesses brisées

Déclaration de Kent Peterson, président du SCFP-Saskatchewan, à propos des coupes budgétaires visant les services éducatifs à la petite enfance 

Par ses coupes dans le milieu, Scott Moe contrecarre le projet de services éducatifs à la petite enfance à 10 $ par jour, et remet le poids financier aux familles et aux travailleuses et travailleurs.

Limiter la gratuité scolaire uniquement aux éducatrices et éducateurs de la petite enfance de niveau 1 va aggraver la pénurie de personnel. Cette décision affectera la capacité des travailleuses et travailleurs à atteindre les niveaux 2 et 3, alors que les services éducatifs doivent embaucher du personnel à ces niveaux pour se qualifier.

Malgré le fait établi que les cibles n’ont pas été atteintes, comme le souligne le Centre canadien de politiques alternatives, le Parti saskatchewanais choisit de ne plus créer de nouvelles places.

Et au lieu de mesures de financement concrètes, Scott Moe instaure des frais pour les périodes de garde prolongées. En redéfinissant les services offerts, il s’éloigne du principe d’accès à 10 $ par jour et force les exploitants à faire payer des suppléments aux parents. Dans un système déjà en mode survie, les familles risquent une surfacturation de plusieurs centaines de dollars par mois. 

L’offre de services d’éducation à la petite enfance abordables ne devrait pas s’accompagner de frais surprises. Les familles saskatchewanaises ont besoin de vrais investissements, pas de frais cachés.

Le SCFP représente plus de 300 travailleuses et travailleurs des services éducatifs à la petite enfance en Saskatchewan, et plus de 12 000 à l’échelle du pays.

Contenu connexe