Modification par le provincial des règles relatives au salaire rétroactif : les éducatrices et éducateurs de la petite enfance exigent des éclaircissements

Les éducatrices et éducateurs de la petite enfance de la Nouvelle-Écosse demandent à Brendan Maguire, ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, de confirmer immédiatement que le gouvernement provincial honorera les augmentations de salaire rétroactif et que le personnel recevra tout ce qui lui est dû.

Tabitha Warren, présidente du SCFP 4745, explique que la province propose depuis peu une nouvelle approche qui pourrait priver les éducatrices et éducateurs d’une partie des salaires gagnés.

Elle précise : « Les éducatrices et éducateurs de la petite enfance se présentent au travail jour après jour. Le salaire rétroactif doit correspondre aux heures qui ont été payées. Il ne doit pas résulter d’un calcul approximatif désavantageux pour les travailleuses et travailleurs. »

« Le gouvernement aurait pu tout régler depuis novembre déjà », insiste Jennifer Chase, présidente du SCFP 3688 à Bridgewater. « Or, juste au moment où les éducatrices et éducateurs devraient finalement être payé(e)s, les règles changent et on leur demande d’essuyer une perte. »

« Ce n’est pas seulement une question de montant, mais de délai. Ces personnes attendent depuis des mois, et le gouvernement n’a proposé aucune démarche claire pour leur remettre leur argent. »

Le personnel éducateur demande instamment au ministre de confirmer publiquement que :

  • La province versera l’entièreté des salaires rétroactifs au personnel des centres de la petite enfance 
  • Le paiement rétroactif sera basé sur les heures réelles travaillées par les éducatrices et éducateurs 
  • Une directive claire sera rapidement émise pour que les paiements puissent commencer sans plus d’attente 

Les éducatrices et éducateurs prévoient prendre des moyens de pression si ces demandes restent sans réponse.

« Nos réserves de patience sont épuisées », poursuit Tabitha Warren. « Changer les règles de dernière minute n’a rien d’équitable. La question est simple : le gouvernement versera-t-il leur dû aux éducatrices et éducateurs, oui ou non? »

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