Les autoroutes en PPP coûtent plus cher au contribuable, selon le SCFP

Attention : cette page est tirée de nos archives. Il se pourrait que notre site Internet contienne des informations plus récentes sur ce sujet. Pour le savoir, utilisez notre moteur de recherche.

Le SCFP 1867, qui représente les travailleurs de la voirie néo-écossaise, se questionne sur le coût à long terme d’une nouvelle autoroute en PPP, surtout si l’entretien et le déneigement sont confiés à des exploitants privés.

« Une entreprise à but lucratif peut-elle déneiger et entretenir des autoroutes pour moins cher que notre propre ministère des Transports ? » demande Steve Joy, président du SCFP 1867. « Le provincial dispose déjà des équipements et d’employés hautement qualifiés capables de faire ce travail. Inutile de donner l’argent des contribuables à des sociétés privées. »

M. Joy ajoute que, bien qu’il soit heure du projet d’élargissement de la route 104 qui se fait attendre depuis longtemps, la sous-traitance de l’enlèvement de la neige et de la glace le rend inquiet pour la sécurité publique : « Cette route sera-t-elle entretenue aux mêmes normes élevées que nos routes publiques si l’entrepreneur décide de couper les coins ronds ou de diminuer les salaires pour faire des profits ? »

Wanda Power, conseillère nationale du SCFP, invite le gouvernement à tenir compte de ce qui se fait ailleurs, comme à Port Hawkesbury, où on a regretté d’avoir sous-traité le déneigement. « La municipalité a ramené ses services de déneigement à l’interne il y a quelques années, fait-elle remarquer, après que des exploitants privés ont fait n’importe quoi. En utilisant ses équipements et ses propres employés, elle a économisé 120 000 $ en un an et les routes étaient beaucoup plus sécuritaires. »

Mme Power souligne que, dans un rapport de 2015, la vérificatrice générale de l’Ontario concluait que le gouvernement avait économisé de l’argent en sous-traitant le déneigement, mais que cette décision avait entraîné une augmentation des décès sur les routes « où la neige, la gadoue ou la glace étaient un facteur ».

« Le gouvernement McNeil devrait approfondir ses recherches avant de confier la sécurité publique à l’entreprise qui lui offrira le plus bas prix », ajoute-t-elle.

Le SCFP 1867 représente plus de 1 000 travailleurs de la voirie en Nouvelle-Écosse.

Contenu connexe