Le syndicat du personnel de l'aide juridique de la Saskatchewan craint les effets qu'auront les licenciements et la sous-traitance sur la clientèle

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La semaine dernière, le SCFP 1949, qui représente environ 155 avocats et membres du personnel de soutien administratif de l’aide juridique de la Saskatchewan, a été informé que les tâches des avocats de service de Saskatoon allaient être sous-traitées.

Hier, le syndicat a appris qu’en raison de la sous-traitance de trois postes d’avocat au barreau privé, deux adjoints juridiques et 1,5 adjoint administratif seront mis à pied. Il a appris qu’on éliminerait aussi deux postes d’agent à l’admissibilité à Saskatoon pour les redéployer à Regina.

Ces décisions n’ont pas été précédées de consultations sérieuses, ni auprès du personnel visé ni auprès du barreau privé.

« Le syndicat est très préoccupé par l’impact que cela aura sur notre clientèle », a déclaré la présidente de la section locale, Wanda Towstego. « Nos clients sont souvent parmi les personnes les plus marginalisées et les plus vulnérables de la société, précise-t-elle, et notre personnel se consacre à répondre à leurs besoins.

Nous nous dévouons aussi à répondre aux exigences du système judiciaire et à travailler sans relâche pour que nos clients reçoivent la représentation à laquelle ils ont droit. »

« La justification que la direction a donnée au syndicat pour expliquer sa décision de sous-traiter, de licencier du personnel et de déménager des postes ne semble pas fondée sur des faits », avance Ann Iwanchuk, conseillère nationale au SCFP. « Les nombres de renvois au bureau de Saskatoon sont à peu près les mêmes qu’à Regina. »

« L’aide juridique souffre d’un sous-financement chronique et le personnel vit un grave problème de surcharge de travail ces dernières années, souligne-t-elle. Ce sous-financement affecte surtout nos clients. »

Pourtant, en juin 2016, le chef de la direction de l’aide juridique, Craig Goebel, déclarait aux membres de l’Assemblée législative que les effectifs étaient adéquats et qu’il y avait suffisamment de « capacité à absorber toute augmentation » des dossiers.

« Cela semble faire preuve d’une perte de contact avec la réalité dans les tranchées », estime Mme Iwanchuk.

« Le SCFP, conclut Mme Towstego, prendra toutes les mesures nécessaires pour préserver l’intégrité du programme d’aide juridique et veiller à ce que les clients de la Saskatchewan aient accès aux ressources juridiques dont ils ont besoin et qu’ils méritent. »

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