Le plus grand syndicat du Manitoba a proposé cinq mesures que le gouvernement provincial pourrait mettre de l’avant dès maintenant pour évincer les entreprises états-uniennes des contrats publics et ainsi soutenir les travailleuses et travailleurs de Winnipeg.
« On a très bien compris le message », a dit Gina McKay, présidente du SCFP-Manitoba. « On veut que les travailleuses et travailleurs, de même que les entreprises locales, bénéficient de l’aide nécessaire en priorité afin que l’on puisse privilégier l’économie manitobaine plutôt que les sociétés états-uniennes. »
Le SCFP-Manitoba invite le gouvernement à faire ce qui suit :
- Renoncer au contrat conclu avec Dynacare et rapatrier les services dans le secteur public (à l’interne).
- Demander aux sociétés d’État d’examiner tous les contrats afin de ramener dans le giron public ceux octroyés à des compagnies états-uniennes.
- Partout au Manitoba, de nombreuses sociétés d’État font appel aux services de sécurité Allied Universal (États-Unis) ou à GardaWorld (Canada) alors que la loi permet pourtant d’embaucher, à l’interne, des agent(e)s de sécurité en établissement.
- Demander aux divisions scolaires d’examiner tous les contrats afin de ramener à l’interne ceux octroyés à des compagnies états-uniennes.
- Plusieurs divisions scolaires, comme celle de St. James-Assiniboia, utilisent les services de Student First, une société états-unienne de transport scolaire, alors que la majorité des divisions optent plutôt pour leurs propres autobus, embauchant leur propre personnel et s’assurant ainsi que la richesse reste au Canada.
- Mettre fin à tous les contrats avec Jani-King et redistribuer le travail dans le secteur public en embauchant des concierges de la région. Plusieurs édifices municipaux et écoles, notamment celles de la division scolaire Prairie Rose, sont actuellement nettoyés par des entreprises états-uniennes comme Jani-King.
- Revoir les contrats de Manitoba Hydro, notamment ceux concernant son centre de soutien informatique, pour rapatrier les services à l’interne et prioriser l’embauche de travailleuses et travailleurs de Winnipeg.
« C’est l’occasion parfaite de s’assurer que notre argent n’enrichisse pas l’économie des États-Unis, ajoute Gina McKay. Et en plus, on peut offrir des emplois de qualité aux familles et aux travailleuses et travailleurs de Winnipeg. Prioriser à la fois les emplois publics et les services publics, c’est gagnant-gagnant. »
