Le 1er octobre dernier, le SCFP-Saskatchewan et l’organisme Un enfant Une place ont relancé les discussions sur l’avenir des services éducatifs à la petite enfance en Saskatchewan à Yorkton, dans le cadre de leur tournée provinciale d’assemblées publiques.
Avant l’assemblée de Yorkton, Kent Peterson, président du SCFP-Saskatchewan, et Cara Werner, qui dirige la division saskatchewanaise d’Un enfant Une place, ont parlé des répercussions engendrées par les compressions budgétaires imposées le 1er juillet par le Parti saskatchewanais. Ils ont également parlé des inquiétudes soulevées par les familles, les éducatrices et éducateurs, les fournisseurs de services et la population à la grandeur de la province.
« Ces décisions ont des effets qui vont bien au-delà des familles, a souligné Kent Peterson. Quand les services éducatifs à la petite enfance battent de l’aile, c’est toute notre économie qui en pâtit. Les parents ne peuvent pas aller travailler, les employeurs manquent de personnel et les communautés peinent à prospérer. »
L’assemblée de Yorkton suivait celles de Regina et de Moose Jaw, où les participant(e)s avaient fait part de leurs inquiétudes concernant l’abordabilité des services, l’accès aux places, les pénuries de personnel et la pérennité du système d’éducation à la petite enfance.
« Le message entendu lors des assemblées publiques est clair : les gens s’inquiètent de l’avenir de l’éducation à la petite enfance, indique Cara Werner. Le Parti saskatchewanais a restreint le financement, interrompu la formation gratuite pour les éducatrices et éducateurs de la petite enfance de niveau 2 et 3, reculé sur l’expansion des services et ouvert la porte à de nouveaux frais pour les familles. »
L’assemblée publique s’est tenue le 1er octobre, à 19 h HNC, à l’église St. Andrew’s United Church, située au 29 Smith Street East, à Yorkton.
Le SCFP-Saskatchewan et l’organisme Un enfant Une place demandent au gouvernement du Parti saskatchewanais de faire marche arrière sur les coupes du 1er juillet dernier, de restaurer l’abordabilité des services, d’accroître le nombre de places en services de garde, de revoir en profondeur le modèle de financement, et d’investir dans les travailleuses et travailleurs en éducation à la petite enfance afin de créer un effectif fort.
