Congrès 2026 du SCFP–C.-B. : le plus grand syndicat de la province a fixé ses objectifs

À l’issue de son congrès annuel, le SCFP–Colombie-Britannique (C.-B.) a défini ses objectifs pour l’année à venir. Les quelque 500 délégué(e)s ont adopté plus de 45 résolutions visant à orienter les activités de défense des travailleuses et travailleurs ainsi que des services publics.

Pour le syndicat, qui représente plus de 120 000 membres en Colombie-Britannique, le soutien aux candidatures progressistes aux prochaines élections municipales demeure au cœur des priorités.

« Partout dans la province, les membres du SCFP font face à des problèmes qui ne peuvent se résoudre que par un changement de direction au sein des conseils municipaux et des conseils scolaires », a fait valoir Karen Ranalletta. « Il nous revient à tous et toutes de travailler fort pour faire élire des personnes progressistes et compétentes. »

Avant de sauter dans l’arène politique, le SCFP–C.-B. a tenu à rassurer les délégué(e)s : les membres aux prises avec des négociations difficiles dans la prochaine année pourront tout de même compter sur le plein soutien de leur syndicat – le plus grand de la Colombie-Britannique et de tout le Canada.

« On s’engage à ce que vous, les leaders des sections locales, puissiez garantir à vos membres les ressources nécessaires pour défendre leurs intérêts », a affirmé Tony Rebelo, secrétaire-trésorier du SCFP–C.-B.

Dans son allocution au congrès, le président national du SCFP, Mark Hancock, a insisté sur l’importance de maintenir les activités militantes du SCFP–C.-B. à l’échelle provinciale.

« Peu importe qui sera la prochaine personne élue comme chef des conservateurs en Colombie-Britannique, on sait qu’ils feront tout en leur pouvoir pour déchirer nos conventions collectives, privatiser la santé et couper dans les services. C’est pourquoi on doit absolument se serrer les coudes », soutient l’ancien président du SCFP–C.-B., élu président national en 2015.

La priorité du syndicat reste d’étendre et de consolider les services publics, notamment les soins de santé et le transport en commun. Les délégué(e)s ont aussi mentionné qu’il fallait améliorer de toute urgence la sécurité des travailleuses et travailleurs, ainsi que pallier le sous-financement chronique en éducation postsecondaire.

« Sans argent pour l’éducation postsecondaire et la formation professionnelle, on n’arrivera pas à bâtir une économie forte et indépendante qui assurera la prospérité de nos familles et de nos communautés », a ajouté Karen Ranalletta, qui a fait quatre mandats à la présidence du SCFP 2950, à l’Université de la Colombie-Britannique.

Lors de la clôture du congrès, Karen Ranalletta a tenu à remercier les délégué(e)s non seulement pour les échanges pertinents et respectueux, mais aussi – à l’avance – pour le dur labeur qui les attend. « Faites passer le mot dans vos sections locales, on va se battre pour la province qu’on veut et qu’on mérite. Et à tous ceux et celles qui voudraient nous barrer la route : on va lutter, et on va gagner! »

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