Agressés et blessés en grand nombre, les travailleurs et travailleuses de la santé du SCFP exigent des actions contre la violence au travail

En ce Jour de deuil national, les travailleuses et travailleurs en soins hospitaliers et en soins de longue durée du SCFP appellent les gouvernements provinciaux et fédéral à l’action pour qu’ils les protègent de la violence, une réalité qui s’est aggravée depuis la pandémie. 

« La grande tolérance du Canada à l’égard de la violence envers les femmes s’infiltre inévitablement dans nos institutions, y compris dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée », a déclaré Sharon Richer, secrétaire-trésorière du Conseil des syndicats d’hôpitaux de l’Ontario (CSHO-SCFP). « Le grave manque de personnel vient aussi alimenter la colère contre les travailleuses et travailleurs, qui s’en trouvent vulnérables et victimisés. Des employé(e)s ont été tué(e)s, d’autres ont été attaqué(e)s et ne pourront plus jamais travailler. Des milliers sont agressé(e)s physiquement et sexuellement chaque année. Tout ça contribue à un milieu de travail toxique et non sécuritaire. »

L’Ontario a coupé le financement des hôpitaux de 2 % en termes réels en 2025, et projette de le couper de plus de 2 % encore en 2026. Le SCFP exhorte le gouvernement provincial à financer les hôpitaux selon leurs coûts réels et à investir pour ajouter du personnel et des lits afin de réduire les délais d’attente. 

« La province se doit de financer adéquatement les établissements de santé pour soutenir l’ajout de personnel et de lits. On demande des mesures législatives qui garantiront de bons ratios personnel infirmier-patient(e)s, afin qu’il y ait suffisamment de personnel pour offrir des soins de haute qualité. On demande aussi au gouvernement fédéral de modifier le Code criminel pour que la violence contre les travailleuses et travailleurs de la santé sur leur lieu de travail soit une infraction punie plus sévèrement », a dit Michael Hurley, président du CSHO-SCFP.

Le 28 avril a été désigné Jour de deuil national en la mémoire des travailleuses et travailleurs tués ou blessés au travail au Canada. Sept travailleuses et travailleurs de la santé sont morts de la COVID-19 après que les établissements de santé et le gouvernement provincial ont décidé de renverser la décision de considérer la COVID comme un virus transmis dans l’air. Le SCFP a dû aller en cour pour forcer l’utilisation d’équipement de protection adéquat par les travailleuses et travailleurs de la santé. 

Contenu connexe